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17. Tel est ce récit d'un témoin oculaire. Nous espérons que nul ne se plaindra de sa prolixité. Il est à jamais glorieux pour l'Église catholique d'avoir la première réappris au monde le dévouement et l'héroïsme de la vraie fraternité. Notre bienfaisance vulgaire pourra se convaincre qu'elle a pour devancière et pour modèle la charité de Jésus-Christ. Le châtiment de Maximin n'était encore qu'incomplet. Ses moyens moraux d'agitation populaire contre la foi chrétienne échouèrent ainsi qu'on vient de le voir. Sa lutte à main armée contre Licinius ne fut pas plus heureuse. Nous en avons précédemment indiqué l'issue, mais il convient d'insister davantage sur ses péripéties. Une première rencontre eut lieu, et Maximin vit toute son armée passer armes et bagages dans le camp ennemi. Il n'eut que le temps de dépouiller les insignes impériaux dont il était couvert; il jeta sur ses épaules une casaque de soldat, prit la fuite et fut assez heureux pour gagner Nicomédie, où il porta la nouvelle de sa honteuse défaite. Dans le premier mouvement de son désespoir, il fit égorger les prêtres des idoles et les aruspices qui lui avaient, dans des oracles mensongers, promis la victoire. Eusèbe, qui nous raconte le fait, prend soin d'ajouter que le tyran, sans égard pour ses précédents édits, essaya de rallier à sa cause les chrétiens qu'il avait jusque-là si cruellement persécutés. Voici le nouveau décret qu'il rendit en leur faveur : «L'empereur César Caïus Valerius Maximin, Germanique, Sarmitique, Pieux, Heureux, Invincible, Auguste. Tous nos sujets savent avec quelle sollicitude nous nous sommes constamment et uniquement préoccupé de leur bonheur, de l'utilité publique et du salut de l'État. L'histoire de notre règne en a, nous l'espérons, fourni des preuves irrécusables. Nos divins prédéces-
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1 Euseb., Hist. teeles., lib. IX, cap. ill-vin. ciîap. i. — Constantin i.k t,::.\:':>.
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seurs Dioclétien et Maximien Hercule avaient cru devoir interdire sous les peines les plus rigoureuses l'exercice de la religion chrétienne. A l'occasion de cette loi, des fonctionnaires se sont livrés à des actes de violence et de concussion regrettables. Le désordre s'est invétéré ; on a sous ce prétexte accablé nos sujets de vexations auxquelles nous voulons mettre un terme. Déjà l'année précédente, par un edit adressé à tous les gouverneurs de provinces, nous avions expressément déclaré que quiconque voudrait persévérer dans la profession du christianisme le pourrait faire librement, sans nulle entrave ni poursuite à ce sujet. Cependant nous sommes informé que plusieurs juges et magistrats ont mal compris notre volonté et faussement interprété notre loi, tellement qu'un grand nombre de nos sujets, violentés dans leurs consciences, hésitent encore à embrasser ouvertement un culte qui a toutes leurs sympathies. C'est pour faire disparaître ce scrupule et dissiper toute espèce de crainte, de soupçon, ou d'ambiguïté, que nous publions le présent décret. Nous voulons qu'à l'avenir il soit bien constaté que, par une faveur spéciale de notre clémence souveraine, chacun sera libre de professer la religion des chrétiens, si elle lui agrée. Nous permettons aux membres de cette secte de célébrer leurs fêtes dominicales ; pour mieux attester notre bienveillance à leur égard, nous ordonnons que les lieux de leurs assemblées, confisqués autrefois par ordre de nos divins prédécesseurs et pères, leurs propriétés dévolues aux villes, vendues à l'enchère, ou livrées en don gratuit aux particuliers, leur seront intégralement rendues. Les chrétiens verront dans cette mesure un gage de notre affection et de notre paternelle sollicitude. » Ainsi parlait le tyran et cependant, ajoute Eusèbe, il n'y avait pas encore un an qu'il faisait inscrire sur les tables d'airain des sen-tences de mort contre tous les fidèles de Jésus-Christ. On sait que dans une seconde bataille contre Licinius, Maximin vit son armée taillée en pièces, il s'empoisonna pour ne point survivre à sa défaite, et expira au milieu des plus horribles tortures. Licinius fit son entrée triomphale à Nicomédie. Les statues du tyran furent renversées par le peuple délivré de son joug. Trois des principaux
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ministres de ses cruautés, Peucetius, son favori, Culcianus, l'un des proconsuls qui avaient répandu le sang chrétien à grands flots, et Théotecne, le gouverneur d'Antioche qui avait présidé les fêtes de la dédicace de Jupiter Philien, passèrent en jugement et subirent une condamnation capitale (août 313).
18.. Pendant que l'Orient, débarrassé de la longue tyrannie des persécuteurs, accueillait avec des transports d'allégresse l'armée de la croix victorieuse, Constantin avait quitté Milan pour voler à la défense des frontières de la Gaule. Les Franks venaient de pénétrer dans la Germanie inférieure, et annonçaient l'intention de passer le Rhin en face d'Aduatica (Anvers). L'empereur arriva à temps pour les contenir et les empêcher, s'il l'eût voulu, de franchir le fleuve. Mais son plan n'était pas de rester vis à vis d'eux sur la défensive. Il songeait à leur infliger une sanglante défaite, qui les mît pour longtemps dans l'impossibilité d'attaquer les terres de l'empire. Dans ce dessein, il fit adroitement répandre le bruit qu'une insurrection soudaine des tribus campées sur le haut Rhin l'obligeait d'aller y porter remède. Dans la réalité, il ne s'éloigna que de quelques lieues, fit embarquer une partie de son armée sur une flottille réunie entre Confluentes (Coblentz) et Moguntiacum (Mayence), et disposa les autres corps sur divers points stratégiques qui formaient comme le réseau du filet dans lequel il voulait enserrer les Franks. Ceux-ci ne soupçonnèrent point le piège ; quand les troupes romaines eurent disparu à leurs regards, ils passèrent le fleuve et se répandirent comme un torrent dans les campagnes abandonnées. Constantin descendit alors le Rhin avec sa flotte, débarqua derrière eux et les attaqua avec furie, pendant que ses lieutenants démasquant leur attaque, faisaient eux-mêmes front aux barbares. Cernés par cette manœuvre, les Franks n'eurent de ressources que dans la mort. Ils vendirent chèrement leur vie ; presque tous leurs guerriers furent passés au fil de l'épée. Ceux qu'on fit prisonniers furent conduits triomphalement à Trêves et livrés aux bêtes de l'amphithéâtre. Ce fut la dernière fois que Constantin permit un spectacle de ce genre. A mesure que ses mœurs s'imprégnèrent de l'enseignement chrétien, il comprit
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l'atrocité de ces jeux sanglants qu'il supprima, comme nous l'avons dit plus haut, par une loi définitive. Le concile de Rome, dont nous avons rendu compte, termina l'année 313, et coïncida avec la mort du souverain pontife saint Melchiade. Telle était donc en 314 la situation du monde Romain. Deux empereurs, Constantin en Occident et Licinius en Orient, proclamaient la doctrine de Jésus-Christ comme loi de leur règne. Tous deux, couverts de gloire, aimés tous deux de leurs sujets, libérateurs de leurs peuples, ils ne trouvaient partout que des fronts inclinés et des cœurs fidèles. La croix qui rayonnait sur leur diadème couvrait leur majesté d'une auréole céleste. Ce fut au milieu de circonstances si prospères que s'ouvrit le pontificat de saint Sylvestre.
g II. Basiliques Constantiniennes.
19. La notice du Liber Pontificalis, consacrée au nouveau pape, se distingue des précédentes par une longueur inusitée. Les donations faites par Constantin aux basiliques de Rome et de l'Italie y occupent une large place. Nous allons les traduire, sans en rien re-trancher, parce qu'elles constituèrent le premier noyau de la souveraineté temporelle du Saint-Siège : « Sylvestre, romain d'origine, eut pour père Rufin. Il siégea vingt-et-un ans, dix mois et douze jours, depuis les calendes de février du consulat de Volusien et Anianus (314), jusqu'aux calendes de janvier du consulat de Constance et Albin (335). Ce pontife, durant une persécution qui eut lieu sous le règne de Constantin, fut obligé de chercher un asile sur le mont Soracte. Ramené en triomphe à Rome, il baptisa l'empereur Constantin que Dieu guérit de la lèpre par la vertu du sacrement de régénération. Sylvestre édifia, dans la ville de Rome, une église sur un territoire appartenant à Equitius, l'un de ses prêtres. Il érigea cette église en titre urbain, on l'appelle encore aujourd'hui le titre d'Equitius. Il est situé près des Thermes de Domitien. Le pontife assigna à cette église une patène d'argent, pesant vingt livres, don de l'auguste Constantin, deux coupes d'argent pesant chacune dix livres; un calice d'or, de deux livres; cinq calices
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ministériales, du poids de deux livres chaque ; deux hamœ (burettes) d'argent, de dix livres chacune; un vase d'argent doré du poids de cinq livres pour le saint chrême; dix lampes d'argent en forme de couronnes pesant chacune huit livres; vingt autres lampes d'ai-rain pesant chacune dix livres; douze candélabres d'airain pesant chacun trois cents livres; le fonds Valerien au territoire de la Sabine, fournissant chaque année un revenu de quatre-vingts solidi ; le fonds de Stace, au même territoire, d'un revenu de cinquante solidi ; le fonds des Duœ casœ de quarante ; celui de Percilianus de vingt; le fonds Gorbitanus au territoire de Sora, de quarante ; une maison de bains située à Rome, au quartier de Sicininus, d'un revenu annuel de quatre-vingt- cinq; un jardin dans la ville de Rome, dans le quartier Ad duo Framantes, d'un revenu de quinze solidi; enfin une maison du quartier Roffea, de cinquante-huit solidi de rente. Sylvestre donna diverses constitutions adressées à l'Église universelle. De son temps et par son consentement exprès, eut lieu, à Nicée, en Bythinie, un concile de trois cent dix-huit évêques catholiques, qui signèrent les décrets de foi. Deux cent huit autres que la maladie ou leur grand âge empêcha d'assister au concile adhérèrent à ses décisions. Là fut exposée dans son intégrité la doctrine sainte et immaculée de Jésus-Christ. On y condamna les erreurs d'Arius , de Sabellius et de leurs adhérents. De son côté Sylvestre, avec l'as-sentiment de Constantin, réunit à Rome en concile deux cent soixante dix-sept évêques, et y confirma la condamnation de Calixte, Arius et Sabellius. Il décréta que nul ne pourrait recevoir Arius à la pénitence sinon l'évêque propre de cet hérésiarque, il restreignit aux seuls évêques le privilège de conférer le chrême de la confirmation ; mais il régla qu'une onction du chrême serait faite par le prêtre aux nouveaux baptisés, en raison du danger possible de mort avant la confirmation par l'évêque. Il statua que nul laïque ne serait admis à intenter une action criminelle contre un clerc, devant un tribunal ecclésiastique. Il décréta que les diacres porteraient la dalmatique à l'église et qu'ils auraient sur le bras gauche le manipule de lin. Il défendit aux clercs d'à-
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voir, sous quelque prétexte que ce soit, recours aux juges civils, et leur enjoignit de ne déférer leurs causes ou leurs plaintes qu'au tribunal de l'Église. Il détermina qu'on n'emploierait pour célébrer le sacrifice de l'autel, ni étoffe de soie, ni autre tissu de couleur, mais seulement un corporal de lin blanc, parce que tel avait été le suaire dans lequel fut enseveli le Sauveur. Il détermina l'âge auquel on pouvait admettre à la cléricature. Le lecteur devait avoir trente ans et ne pouvait être ordonné exorciste qu'après avoir passé trente jours au moins dans sa première charge. Un acolyte devait avoir trente-cinq ans et ne pouvait devenir custos martyrum ou sous-diacre, qu'après cinq ans passés dans cette première charge. Un diacre devait avoir trente-sept ans et ne pouvait être promu au sacerdoce qu'après trois ans passés dans ses fonctions précédentes, à la condition d'ailleurs qu'il jouirait notoirement d'une réputation sans tache, qu'il n'aurait été marié qu'une fois et que son mariage eût été béni par l'Église. On ne pouvait être élevé à l'épiscopat qu'après avoir successivement franchi ces divers degrés, et observé tous les interstices marqués. Pour cette dernière promotion, elle devait être sanctionnée par l'unanimité des votes du clergé et du peuple. Sylvestre fit sept ordinations à Rome, au mois de décembre, et imposa les mains à quarante-deux prêtres, trente-sept diacres et soixante-quinze évêques destinés à diverses Églises. — De son temps Constantin Auguste fit construire et décorer avec magnificence les basiliques dont l'énumération suit :
« I. La basilique Constantinienne (Saint-Jean de Latran), au frontispice de laquelle apparaissait une statue d'argent représen-tant le Sauveur assis sur une cathedra, et pesant cent-vingt livres. Autour de lui étaient rangées les statues des douze apôtres, portant des couronnes d'argent massif. Chaque statue pesait quatre-vingt-dix livres. A l'abside, le Sauveur était représenté sur un trône d'or entouré de quatre anges d'argent portant une croix à la main. La statue du Sauveur pesait cent-quarante livres. Celle de chacun des anges était du poids de cent-cinq livres. Les yeux étaient des rubis. Les deux soubassements du groupe des apôtres et de celui des anges étaient d'argent repoussé, et pesaient chacun
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deux mille vingt-cinq livres. Une lampe d'or pur était suspendue au bas du frontispice; elle représentait cinquante dauphins, de la bouche desquels sortait la lumière. Cette lampe avec sa chaîne pesait vingt-cinq livres. Autour de cette lampe se trouvaient quatre couronnes d'or décorées aussi de dauphins et pesant chacune quinze livres. La voûte de la basilique était ornée de lames d'or imbriquées, dans toute sa longueur et sa largeur, sur une surface de cinq cents pieds. On comptait sept autels d'argent, travaillés au marteau et pesant chacun deux cents livres; sept patènes d'or du poids de trente livres chacune; treize patènes d'argent du poids de trente livres; sept calices d'or de dix livres; un calice d'or et de corail enrichi d'émeraudes et d'améthystes, pesant en tout vingt livres trois onces; vingt calices d'argent pesant chacun quinze livres; deux burettes d'or pur, pesant chacune cinquante livres et contenant trois médimnes; vingt burettes d'argent du poids de dix livres chacune et contenant un médimne; quarante petits calices d'or massif pesant chacun une livre; cinquante autres petits calices ministeriales pesant chacun deux livres. Les ornements intérieurs de la basilique sont, dans le narthex, un lampadaire d'or pur, en face de l'autel principal. On y brûle constamment une huile de nard très-précieuse. Ce lampadaire est décoré de quatre-vingts dauphins et pèse trente livres. Un autre lampadaire d'argent avec cent-vingt dauphins, du poids de cinquante livres, et quarante autres lampadaires d'argent du poids de trente livres. Dans la nef droite, quarante lampadaires d'argent du poids de vingt livres. Dans la nef gauche, vingt-cinq lampadaires de même métal et de même poids. En outre, dans le narthex, cinquante candélabres d'argent du poids de vingt livres chaque, où l'on brûle des cierges de cire. Trois métrètes, ou urnes d'argent massif, pesant chacune trois cents livres et contenant dix médimnes. Devant les sept autels, sept candélabres de cuivre doré, à pieds sculptés avec ornements d'argent portant les noms des douze prophètes et pesant chacun trente livres. Afin de pourvoir à l'entretien d'un luminaire si con-
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2. Ces urnes renfermaient l'eau bénite.
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sidérable, l'empereur assigna à la basilique qui portait son nom le fonds Garilianus, au territoire de Sinuesse1, d'un revenu annuel de quatre cents solidi; le fonds Muronicus, même territoire, de trois cent-quarante solidi; le fonds Aurianus, au territoire des Laurentins, de cinq cents; un domaine urbain dans la ville d'Antium, de deux cent quarante; le fonds Sentilianus, au territoire d'Ardée, de même revenu; le fonds Castus, au territoire de Catina, de mille solidi; le fonds Trapœus, au territoire de Cassinum, de seize cent-cinquante. En outre, Constantin donna à la basilique deux trépieds d'or massif, pour brûler de l'encens, pesant chacun trente livres. Chaque année il fournit cent-cinquante livres d'encens pour le service des sept autels. La piscine sacrée où l'auguste empereur fut baptisé par l'évêque Sylvestre fut aussi donnée à la basilique. C'est un vaste bassin de porphyre décoré à l'extérieur de plaques de métal richement sculpté. Tout l'intérieur est revêtu de lames d'argent sur une profondeur de cinq pieds, et d'un poids de trois mille huit livres. Au milieu de la piscine s'élèvent deux colonnes de porphyre, supportant un lampadaire d'or du poids de cinquante-deux livres, sur lequel, dans les fêtes pascales, on brûle deux cents livres d'huile de baume, au moyen de mèches d'amiante. A l'entrée du bassin, un agneau d'or massif du poids de trente livres, verse l'eau baptismale. A droite de l'agneau, une statue d'argent massif, haute de cinq pieds, représente le Sauveur, elle pèse cent soixante-dix livres; à gauche une autre statue de même hauteur et de même métal, mais pesant cent livres seulement, représente saint Jean-Baptiste portant une banderolle sur laquelle on lit cette inscription : Ecce Agnus Dei, ecce gui tollit pecccatum mundi. Sur le pourtour de ce baptistère sont disposés des cerfs d'argent au nombre de sept, du poids de quatre-vingts livres chacun et qui versent l'eau baptismale; enfin, vis-à-vis le groupe du Sauveur s'élève un thymiamaterium (brûle-parfums) d'or massif du poids de dix livres, enrichi de quarante-deux émeraudes et améthystes. Constantin Auguste assigna pour l'entretien spécial
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1. Actuellement Sessa en Campanie.
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du baptistère le fonds de Festus, ancien grand maître du palais, au territoire de Preneste, d'un revenu de trois cents solidi; le fonds Gabia au territoire de la Sabine, de deux cent-onze; le fonds Pictas, même territoire, de deux cent-cinq ; le fonds Statilianus, au territoire de Sora, de deux cents; le fonds Tauranus en Sicile, au territoire de Paranensis, de cinq cents; à Rome des maisons et jardins d'un revenu de deux mille deux cents. Le fonds Bassus, de cent-vingt: le fonds Lanina, de deux cents; le fonds Caculas, au territoire de Nomentanae, de cinquante; le fonds Statius, au territoire de la Sabine, de trois cent cinquante; le fonds Murinas, au territoire appien d'Albanum, de trois cents; le fonds de la Vierge, au territoire de Sora, de deux cents. En Afrique, le fonds De vineis, au territoire de Mucar, de huit cents; le fonds De capsis, au territoire de ce nom, de six cents; le fonds Mimas, au territoire de Numidie, de sept cent-dix, et le fonds Baldovolaria, même territoire, de huit cent-dix. En Sardaigne le fonds Pharia, au territoire de Mona, de cinq cents; le fonds Caméras, au territoire Curalupi, de trois cent-cinq. En Grèce, le fonds Cephalina, dans l'île de Crète, de cinq cents ; dans la même île, le fonds Amaron, de deux cent vingt-deux.