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------- celui dont il ne faut pas se faire
une image, reste pourtant celui qui a un visage, celui qui peut voir et être vu---------
il est un « être personnel ». ------- pênîm désigne le sujet en tant qu’il se tourne
vers les
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autres... C’est-à-dire en tant qu’il est sujet de relations. -------- le Dieu vétérotestamentaire révèle son nom, et ainsi il peut être invoqué. « Nom » est aussi un terme exprimant une relation : celui qui a un nom, peut lui-même écouter et s’adresser à quelqu’un; d’autre part, il peut être appelé par ce nom7. ——
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------- terme hébreu pènîm reconnaît Dieu comme une personne, comme un
être tourné vers nous qui entend, voit, parle et qui peut nous aimer et être en
colère - comme ce Dieu qui est au-dessus de tout et qui a, pourtant, un visage. -------
---------------On rencontre la face de
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Dieu dans le Temple, on le recherche en se mettant en route vers le Temple. Et pourtant, la signification du mot déborde le domaine purement cultuel. Dans Os 5,
15 cela apparaît plus nettement. Là, Dieu dit à propos d’Israël: « Je vais regagner ma demeure, jusqu’à ce qu’ils s’avouent coupables et cherchent ma face; dans leur détresse, ils me rechercheront. » --------«Moi, dans la justice, je contemplerai ta face, au réveil je me rassasierai de ton image[1] ». ------- c’est la « justice » qui rend celui qui prie, capable de voir Dieu. Ce mot
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résume l’attitude fondamentale du fidèle dans
l’Ancien Testament; il correspond à ce que le Nouveau Testament et l’Église
appelleront la « foi ». La justice est la forme de vie qui prend la Parole de
Dieu comme norme, qui s’enracine dans cette Parole et ses commandements. Nous
pourrions dire : « justice », signifie une vie selon Dieu. -------l’homme, afin d’être à même de
voir finalement la face de Dieu, doit lui-même être totalement illuminé par
Dieu. -------- ---------
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------- dans la plupart des autres textes vétérotestamentaires, l’expression «chercher la face de Dieu » a une signification cultuelle, elle est même le terme technique pour la rencontre cultuelle. ----------
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---------- « Fais lever sur nous la
lumière de ta face»; le Psaume demande ainsi la vie et le salut. ------ là
où Dieu détourne son visage, en fin de compte tout retourne à la poussière[2].
--------. Le silence de Dieu, l’éclipse de sa face, est la punition par
excellence. Cette éclipse de Dieu peut, bien sûr, procurer au pécheur une
sécurité trompeuse : Dieu ne semble point exister. Il semble que l’on puisse
vivre sans aucun danger sans lui, contre lui, en lui tournant le dos. C’est
précisément cette certitude de l’impie qui est son plus profond malheur. -------
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[1] La traduction allemande du Psaume qu’emploie le Cardinal, dit : « Anblick (=vue) » pour le mot que la BJ rend par « image » [note de la trad.].
[2] Cf. ibid., p. 646.