Un prêtre de l’archidiocèse de San Antonio a été renvoyé de l’état clérical et excommunié après avoir été reconnu coupable de schisme.
Dans une lettre datée du 14 août 2026, l’archevêque Gustavo García-Siller a annoncé qu’un tribunal autorisé par le Vatican avait reconnu John Mary Foster coupable d’un « délit contre la foi en raison de son refus de soumission au Pontife romain ».
Ordonné prêtre en 1987 puis incardiné dans l’archidiocèse de San Antonio, Foster a publiquement qualifié aussi bien le pape François que le pape Léon XIV d’« usurpateurs ». Il a également omis à plusieurs reprises le nom du pape dans la prière eucharistique, tout en continuant à célébrer la messe après le retrait de ses facultés ministérielles.
L’affaire trouve son origine dans la Mission of Divine Mercy (Mission de la Divine Miséricorde), un groupe fondé par Foster à Canyon Lake, au Texas. Le groupe a publié des messages présentés comme prophétiques, contenant des affirmations scandaleuses et de faux enseignements — notamment l’accusation selon laquelle les évêques auraient permis à « une armée de démons » et à « un usurpateur » de prendre place sur la Chaire de Pierre.
Malgré plusieurs avertissements et les occasions qui lui auraient été données de se repentir, Foster et le groupe ont continué à publier ces messages et ont refusé d’obéir. En 2024, l’archevêque a supprimé le statut d’apostolat du groupe et retiré à Foster ses facultés d’exercer publiquement son ministère. Par ses actes schismatiques, Foster a encouru une excommunication latae sententiae, c’est-à-dire automatique.
Mgr García-Siller a désormais formellement interdit aux catholiques de participer à toute messe ou activité liturgique liée à Foster ou à la Mission de la Divine Miséricorde, avertissant qu’une telle participation constituerait un acte formel de désobéissance. Il a également exhorté les fidèles à ne plus apporter de soutien financier au groupe.
L’archevêque a demandé que l’on prie afin que Foster « se repente et recherche la réconciliation avec l’Église catholique romaine ».
Marie, Mère de l’Église, priez pour nous. Amen !