La Commune

Darras tome 42 p. 591

 

§ II  LA FRANCE  PENDANT  LA CAPTIVITÉ  DU PAPE.

 

  24. Que devenait la France pendant la captivité du Pape? Au sortir de la guerre avec la Prusse, elle devint la proie de la Commune. A la paix, il avait été procédé aux élections géné­rales; de ces élections était sortie une assemblée conservatrice et monarchique; cette assemblée avait confié le pouvoir exécu­tif à Thiers et établi, à Bordeaux, le siège provisoire du gouver-vernement. Paris, encore à demi bloqué par les Prussiens, était en proie aux factieux et aux  socialistes. Pendant le siège ils avaient failli, à deux reprises, renverser le gouvernement de la défense nationale; le 18 mars, les communards exécutèrent, avec succès, ce coup de main.  Sous le nom de Commune, ils établirent un gouvernement composé de vauriens, de forcenés et d'agitateurs. Au XIe siècle, la Commune avait été le cri de ralliement de la bourgeoisie naissante; son affranchissement avait, par la restauration des anciens municipes,  donné ses premiers gages à la liberté. Au XIXe siècle, ce qui s'appelle Commune vise, sans doute, à tirer les municipes de leur mino­rité; mais on n'a jamais bien défini ce qu'elle voulait; et ce qu'il y a de plus clair, c'est qu'elle était surtout l'œuve de l'association internationale des travailleurs. Cette association, fondée sous l'Empire, enveloppait alors le monde sous ses filets; son programme, exposé dans les meetings, dans des journaux et dans des procès mémorables, avait pour but de mettre en haut ce qui est en bas, et en bas ce qui est en haut. L'ouvrier,

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civilement affranchi, entendait, par le suffrage universel, deve­nir le maître, subalterniser le patron ou le détruire, supprimer la rente en affectant les capitaux, sans prélibation usuraire, à l'en­tretien de l’ouvrier. Dans Paris démoralisé, l'application du pro­gramme n'engendra que des agitations stériles, des vols, des bri­gandages, une sorte de mise à sac de la capitale. Deux traits dis­tinguaient ces prétendus ouvriers, décorés de fanfreluches rouges: ils étaient encore plus impies que les bourgeois, et ils représen­taient, du peuple, seulement les appétits et les passions. Thiers, aussi impie et aussi révolutionnaire que ces masses dont il avait été en grande partie le procréateur, voulut leur reprendre Paris; confia, à Mac-Mahon, l'armée qui se reformait à Versailles et dut faire le siège de celte ville dont il avait, en 1810, créé les fortifications. Pendant que les communards se livraient à la bombance avec les futures pétroleuses, l'armée de Versailles entra dans Paris vers la mi-Mai. La ville avait été, durant le siège, embarrassée de barricades qu'il fallut arracher à la sédi­tion. Quand les communards se virent abattus, ils voulurent se venger avec fureur et finir dans un grand drame. Les prisons avaient été vidées de détenus et remplis d'honnêtes gens. Les Dominicains d'Arcueil furent fusillés à la barrière d'Italie; l'Ar­chevêque de Paris, le président Bonjean et quatre prêtres furent fusillés à la Roquette ; vingt ou trente prêtres, religieux et laïques furent massacrés à la rue Haxo. Puis, pour couronner dignement ces scélératesses, Paris inondé de pétrole fut livré aux flammes. Les Tuileries, le Louvre, le Palais-Royal, le Palais de justice, la Cour des Comptes et plusieurs autres monuments disparurent dans d'effroyables incendies. La Sainte-Chapelle et Notre-Dame, qui devaient être enveloppés dans cette immense destruction, n'échappèrent que par miracle. Paris vit, par un éclatant exemple, où aboutissaient ses doctrines et où le menait son défaut de vertu. Le mouvement révolutionnaire conduit au nihilisme et entend le réaliser par l'assemblage de tous les crimes. Telle est la leçon, des événements, leçon, du reste, fort peu comprise  et qui pourra avoir une répétition.  C'est une

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vieille tradition populaire que Paris doit finir dans le feu allumé par ses propres enfants. 

 

   25. Cette guerre civile continuant la guerre étrangère avait fait apprécier aux meilleurs esprits, la cause des malheurs de la France. La France avait été effroyablement châtiée pour avoir manqué à sa vocation; il fallait la ramener à cette vocation de fille aînée de l'Église, donner à son chef le titre de sergent de Jésus-Christ et prévenir ainsi le retour de ses malheurs. Un im­mense pétitionnement eut lieu, sous la direction des évêques, pour attirer, sur le sort du Pape, la considération du gouverne­ment. Ces pétitions furent, à la Chambre, l'objet de plusieurs rapports favorables. Il n'eut fallu qu'un peu d'intelligence et de bonne volonté pour obliger efficacement Pie IX sans compro­mettre le pays. Thiers, encore chef du pouvoir exécutif, n'avait aucune bonne volonté et manquait de l'intelligence nécessaire à une telle situation. Homme d'esprit, homme de critique et d'opposition, excellent pour le discours, il n'était plus, pour l'ac­tion, qu'un esprit timide. D'ailleurs, dans les malheurs de la France, il n'avait vu qu'une occasion de se remettre en crédit et de gérer, comme président, les affaires de la république. Par préoccupation d'égoïsme, il voulait donc enterrer les pétitions des évêques et abandonner le pape aux griffes du Piémont. Lui qui,  sous l'empire, avait énergiquement  combattu l'unité de l'Italie, chef de pouvoir, venait continuer contre le Saint-Siège, la politique  de l'Empire. Pour exécuter ce mauvais coup, il s'adressa à l'homme qui devait le moins s'y prêter, à l'évêque d'Orléans; partie fut liée  entre l'évêque et le vieux voltairien pour couler habilement les pétitions à l'Assemblée nationale. Thiers parla le premier et joua la comédie en parfait charlatan; l'évêque vint ensuite, s'appliqua à plaire à tout le monde et finit par conclure en faveur de la proposition du président. Pour ne pas gâter l'affaire, on interdit la parole à de braves catholiques, convaincus que la politique est affaire de foi et que la haute assemblée devait se prononcer en faveur de la Chaire Aposto­lique. Alors l'homme de la révolution, Gambetta, se rallia à la

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motion de l'évêque; grande rumeur sur tous les bancs. L'in­trigue était percée à jour, pour la sauver, il fallait un raccommo­dage. Dupanloup remonta à la tribune et par des affirmations contraires, accentua davantage ses principes sans modifier sa conclusion. Gambetta tout en acceptant la conclusion, rejeta les principes. Ainsi la cause du Pape fut trahie à l'assemblée.

 

L'année suivante, d'autres pétitions appelèrent l'attention de l'assemblée sur la captivité du pape. Thiers et Dupanloup jouè­rent, encore une fois, leur comédie parlementaire. Les pétitions cette fois furent enterrées sans retour; l'enterrement fut con­duit, à la grande joie des républicains et des impies, par l'évoêque d'Orléans. Ce prélat qui avait naguère défendu le pouvoir temporel avec tant de raison, d'éloquence et de courage, fai­sait maintenant litière de ses brochures. Et si, pour l'excuser, on dit qu'il dut céder aux considérations politiques, il restera qu'il a été l'imitateur servile de Napoléon et que sa conduite excuse l'empereur autant qu'elle condamne ses brochures. 

 

   26. On s'aperçut bientôt que Thiers, enhardi par la confiance aveugle de l'assemblée, glissait de plus en plus à gauche ; le 24 mai 1873, un vote le jeta par terre. Derrière la coulisse, Du­panloup, Broglie et plusieurs autres compères avaient préparé le successeur, qui fut Mac-Mahon, honnête et brave soldat, mais le dernier homme qu'on eût du appeler au gouvernement. Avec ce paravent politique, la coterie catholique libérale enten­dait pousser ses affaires; mais autant elle excelle à se faire valoir, autant elle-même entend peu à gouverner : c'est le parti de l'illogisme et de l'impuissance, de beaux parleurs, d'excellents avocats et de parfaits fossoyeurs. En France, ils avaient essuyé souvent les critiques de l’Univers; l’Universces gentilshommes, s'en vengèrent en suspendant , soi-disant sur la réquisition de Bismarck. A Rome, ils avaient été, pendant le concile, cruel­lement mortifiés dans leur amour propre. Broglie, ambassadeur manqué au concile, Dupanloup, chef d'opposition vaincu au concile, n'avaient certes pas le pape sous leur protection, mais ils eussent pu lui témoigner au moins quelque bon vouloir.

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Depuis 1S70, se trouvait, dans le port de Civita-Vecchia, un na­vire français, l’Orénoque; Orénoque, il restait là en observation; le cas échéant, il se fut mis aux ordres du Pape, pour se soustraire à ses geôliers, s'il avait voulu quitter Rome. Ce pavillon flottait sur les eaux, c'était tout ce qui restait du pacte de Charlemagne, empereur de France, dévot défenseur de l'Église Romaine; c'était encore trop pour les Piémontais. Toute marque d'intérêt, donnée par l'Europe au souverain Pontife, était un acte d'improbation de l'envahisseur. Pendant la première année d'occu­pation, tout irrité qu'il fut de la présence de l’n'étant pas assuré des tolérances de la diplomatie, le gouver­nement subalpin garda le silence. A la fin de 1871, il demanda le départ de l’Orénoque, Orénoque Thiers s'y refusa. En 1874, sous Mac-Mahon et Broglie, Dupanloup étant l'oracle du pouvoir, il n'en fut plus ainsi. L’salua Victor-Emmanuel et disparut le 13 octobre. « Le départ de l’Orénoque, Moniteur, disait à ce propos le n'implique aucun changement dans les sentiments de dévouement et de sollicitude de la France envers Sa Sainteté. « 'Osservatore Romano, Ljournal de Pie IX, lui répondit : «Nous assistons avec une vive douleur au départ du dernier sym­bole de sympathie et d'attachement que le gouvernement fran­çais conservait encore près du Saint-Siège, car il est à prévoir que cette suprême défection coûtera de nouvelles larmes à cette généreuse et malheureuse nation. Cependant que l’Orénoque Moniteur lui porte nos salutations cordiales, avec l'assurance que nous ne lui enlevons rien de l'estime et do l'affection que nous lui avons toujours données. C'est sans doute un décret de la Pro­vidence divine que le souverain Pontife et l'Église, pour que leur triomphe soit plus splendide et solennel, doivent être abandonnés de tous et complètement livrés à leurs ennemis. » Le ne souffla mot; pour marquer l'hypocrisie de la désertion, il nota l'envoi du Kléber, essai de satisfaction don­née au remords. Le Kléber parada quelque temps dans les eaux d'Ajaccio et de Bastia ; puis disparut dans la brume. Pour cou­vrir cette trahison, les  libéraux   déclarèrent que   l’Orénoque

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s'était retiré à   la demande du Pape; le Pape leur infligea poli­ment un démenti; c'était encore trop pour des hommes qui, au pouvoir et dans la presse, ne méritent aucune créance, 

 

  27. Dans sa détresse, une planche de salut restait à la France; le rétablissement de la royauté. Pendant la captivité du Pape, si la royauté chrétienne avait été rétablie, c'eut été le salut de la France et l'affranchissement de l'Église. Les formes politiques n'ont point, par elles-mêmes, une grande vertu; mais les principes en ont beaucoup. La constitution du pouvoir suprême exige une option entre la monarchie ou la république. L'idéal de la république, c'est que le pouvoir ne s'exerce que par délégation; que la délégation soit incessante; et que le dé­légué, pour renouveler ses idées et raviver sa force, vienne sans cesse se retremper aux sources vives de l'élection. A ce prix, si le pouvoir existe réellement, il est toujours faible et incertain. Faible, il tyrannise ou conspire; il tyrannise quand il fait effort pour obtenir l'obéissance; il conspire, quand il souffre en silen­ce la résistance et l'outrage. S'il se mêle à cela des partis qui éparpillent les forces de la démocratie et des partages de voix, qui réduisent le pouvoir à l'impuissance, la république n'est plus que l'absence de gouvernement. Et si la dissolution des formes parlementaires s'ajoute encore à la dissolution effective des forces nationales, la république c'est le gâchis, l’incognito de la mort. La monarchie seule constitue véritablement le pouvoir. Le problème du pouvoir public renferme trois exigences : l'or­dre, la stabilité et ce que nous pourrions nommer la bonté ou la bienfaisance. Dans la monarchie, l'ordre est garanti par les ressources dont disposent les mains du roi; la stabilité est sau­vegardée contre l'ambition par la durée du mandat qui assure le pouvoir, non seulement au souverain, mais à ses descendants; le pouvoir est encore dépouillé de sa malignité naturelle et de­vient bienfaisant, parce qu'il n'est plus exposé aux passions com­munes. Que pourrait désirer celui qui est élevé si haut? et quelle envie pourrait trouver place au cœur de celui qui occupe le rang suprême?

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Il est superflu de discuter les avantages respectifs de la république et de la monarchie. La monarchie a, pour elle, les sympathies de tous les grands penseurs et l'expérience de tou­tes les grandes nations ; la république n'a, pour elle, que des sophistes et de petits peuples morts dans les convulsions. Il y a, du reste, beaucoup de république, dans la monarchie ; il y a même, tout ce qu'on a besoin d'en avoir pour la confection des lois et le vote de l'impôt. Si la succession héréditaire peut apporter le pouvoir à des mains ambitieuses ou faibles, la constitution traditionnelle de la société et les ressources de la monarchie parent à ces inconvénients, plus à craindre, au sur­plus, dans une république que dans une monarchie. De plus, la pratique de la religion et la présence de l'Eglise dans une société chrétienne, donnent au pouvoir une règle morale et lui assignent un but surnaturel. En acceptant l'autorité de l'Eglise et des Pontifes Romains, un chef politique sait d'où il vient, où il va, ce qu'il doit faire. Le roi sur son trône et le Pape sur le sien, et le monde marche toujours vers un meilleur avenir. Au dessus de la nation, il y a Dieu parlant par Jésus-Christ et repré­senté par l'Eglise. Le roi est souverain moyennant l'interven­tion du peuple ; mais il est au civil le représentant de Dieu, son ministre pour le bien, à ce titre porteur du glaive.

 

En 1873, on n'avait plus à discuter ces problèmes. Depuis 1789, la France est un vaisseau désemparé qui flotte sur l'océan des âges, avec des aventuriers pour pilotes. En 1873, on venait d'assister à la faillite de 89 ; tous ses principes étaient des illu­sions; toutes ses promesses, des mensonges. La république était décriée par ses crimes et son impuissance ; l'empire était tombé, victime de ses excès et de ses attentats. La France venait de confier, à ses représentants, la tâche de lui rendre la vieille monarchie. La monarchie était personnifiée dans la maison de Bourbon ; les d'Orléans, un instant scissionnaires, s'étaient ral­liés ; Henri Dieudonné, comte de Chambord, était le chef unique de la maison de France. Le comte de Chambord était le plus hon­nête homme de son temps, surtout c'était un roi.  Il n'y avait

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donc qu'à le rappeler de l'exil et à le placer sur le trône. Tel était le devoir de l'Assemblée. Or, en 73, le pouvoir, sous le paravent de Mac-Mahon, appartenait aux catholiques libéraux, à Broglie, Dupanloup, Falloux et tout le parti. Au lieu de rap­peler simplement le comte de Chambord au trône de ses pères, ces sectaires libéraux entendirent, au nom de leur sagesse per­sonnelle, lui poser des conditions, c'est-à-dire lui mettre la couronne sur la tête et garder pour eux le sceptre du comman­dement. Le rétablissement de la royauté, qui devait être un acte héroïquement sauveur, ne fut plus qu'une intrigue, comme Dupanloup en avait tant noué pendant le concile. On voulait bien du roi, mais à condition qu'il ne fut pas roi ; on le voulait à la merci des jeux parlementaires et esclave des minis­tres; on le voulait roi, mais pas avec plus de pouvoir qu'un président de république. On entendait, le mot a été dit, le lier comme un saucisson, et le jeter, ainsi lié, sur le fauteuil royal, à la merci de tous les chiens du libéralisme. Or, un roi de cette espèce n'eut pas été un roi chrétien, ni même un roi ; il n'eut été que l'homme du 89 révolutionnaire, un nouvel agent de la dissolution qu'il s'agissait d'enrayer. Ce n'eut pas été le rétablissement du pouvoir royal, indépendant, c'eût été la continuation du gâchis.

 

Au cours des négociations, les intrigants du libéralisme soi-disant orthodoxe, posèrent la question du drapeau. Le comte de Chambord voulait réserver la question, ils exigèrent qu'elle fut résolue. Un drapeau n'est par lui-même qu'un symbole ; suivant le sens qu'on y attache, pourvu que ce sens soit bon, un honnête homme peut se rallier à tous les drapeaux. Le dra­peau blanc orné de fleurs de lys d'or était le drapeau domes­tique du comte de Chambord; le drapeau tricolore rappelait la distinction des trois ordres et à ce litre il eut du déplaire à la démocratie ; mais il lui plaisait parce qu'il avait été associé à tous les événements de la révolution, à toutes les conquêtes de l'empire. Il y avait des raisons de l'accepter et des raisons de le rejeter. Mais on fit sentir, au comte de Chambord, qu'il devrait

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renier son drapeau et accepter le drapeau qui avait déployé ses plis sur l'échafaud de Louis XVI. Cette grossièreté mit fin à la négociation. Le comte de Chambord refusa la couronne et resta roi en exil. Les catholiques libéraux constituèrent la répuplique à la majorité d'une voix, inventèrent le septennat et ouvrirent la porte à tous les désordres qui mettent aujourd'hui la France en péril. Les républicains, exploitant à leur exemple, les préjugés et les passions du pays, mirent en échec les libéraux ; les uns moururent ; les autres furent rejetés par les élec­teurs. Aujourd'hui les radicaux, héritiers logiques des libéraux, sont les maîtres du pays ; ils l'ont réduit par leurs lois et par leurs excès, aux dernières extrémités de la misère. Cependant ce pauvre peuple, opprimé, spolié, n'invoque point, pour son salut, la monarchie libérale qu'on lui offre. Le libéralisme c'est la révolution ; à quoi bon sortir de la révolution radicale pour venir à une autre forme de révolution. Ci-gît la France ; les catholiques libéraux l'ont livrée à tous lès ennemis du Christ.

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon