« Le bien commun est l’antidote aux fractures
de notre temps » Résumé de la troisième session du consistoire extraordinaire
(26-27 juin 2026) JUIN 28, 2026 09:19RÉDACTIONCOLLÈGE CARDINALICE
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pour la troisième session du Consistoire extraordinaire, les cardinaux ont
poursuivi leur discernement sur les grands défis contemporains. Ils ont
souligné le rôle de l’Église dans la reconstruction du bien commun, la
promotion de la doctrine sociale, le discernement face à l’intelligence
artificielle et l’approfondissement de la synodalité comme chemin de communion
et de responsabilité. Après la messe célébrée par Son Éminence le cardinal Re,
les cardinaux se sont réunis à 9 h 30 dans la salle Paul VI pour la troisième
session du consistoire, présidée par le cardinal Rugambwa. Le pape Léon XIV a
introduit la rencontre par la prière de l’Adsumus. En son nom, le cardinal
modérateur a remercié le Collège cardinalice pour les paroles de soutien adressées
aux appels du Saint-Père en faveur de la paix. Il les a exhortés à rendre ces
appels encore plus efficaces en les relayant dans leurs diocèses et leurs
régions d’origine, afin qu’un appel unanime s’élève et donne davantage de force
à cet engagement commun. Le cardinal Brislin a ensuite présenté son rapport
introductif sur le thème : « Construire le bien : les chantiers de notre temps
». Après un temps de prière et de silence, le cardinal Rugambwa a ouvert les
travaux en groupes, en fixant le retour en assemblée plénière, après la pause,
à 11 h 30. Le Saint-Père, présent au début de la session, est revenu avant la
présentation des rapports des groupes. Onze groupes ont rendu compte de leurs
travaux en séance plénière : les huit groupes du premier ensemble et trois
groupes du second. Une grande partie des groupes ont centré leur réflexion sur
une lecture des profondes fractures de notre époque : fractures entre les
peuples, entre les nations, au sein des sociétés et jusque dans les familles.
Ils ont souligné combien ces divisions engendrent des blessures
particulièrement chez les plus pauvres, les plus fragiles et les jeunes,
souvent privés d’espérance, mais aussi chez des adultes qui semblent manquer de
la sagesse acquise avec les années. Nombre de rapports ont mis en évidence le
danger d’une perte du sens, de relations authentiques et de l’identité, qui
pousse les personnes à adopter des attitudes de repli tribal. Tous ont dénoncé
le rôle d’un individualisme exacerbé, qui entretient l’illusion que les autres
n’existent que pour servir notre propre réussite. Dans ce contexte s’inscrit
également le défi de l’intelligence artificielle, considéré comme une véritable
question anthropologique. Les cardinaux ont estimé nécessaire d’identifier des
valeurs humaines communes, en partant de l’appel biblique donné à l’homme de
nommer les êtres vivants, plutôt que de les réduire à des chiffres ou à des
statistiques. Ils ont également souligné l’importance de reconnaître et
d’accepter la limite propre à la condition humaine, que l’intelligence
artificielle tend parfois à nier, ainsi que la nécessité de défendre la dignité
du travail. Dans ce contexte, de nombreux groupes ont évoqué la valeur du bien
commun, en soulignant qu’il est devenu difficile à comprendre et à embrasser
pleinement, et que le monde politique ne le recherche pas toujours
véritablement. Ils ont estimé qu’il exige un langage du cœur, capable de
dépasser le conformisme, la corruption et le sentiment d’impuissance né du
constat que les richesses et les ressources nécessaires à sa réalisation sont
souvent concentrées entre les mains d’un petit nombre. Le sens du bien commun
trouve son origine dans la foi, ont affirmé de nombreux groupes : la foi en
Dieu et en la dimension transcendante présente en chaque personne pousse l’être
humain à dépasser toutes les frontières, à commencer par celle qui le conduit
au-delà de lui-même. Elle l’invite à vivre la solidarité avec les pauvres comme
réponse à l’individualisme, à déployer pleinement la catholicité, à construire
des relations gratuites plutôt que de simples institutions, à tous les niveaux,
et à rechercher un langage capable d’entrer en dialogue avec des milieux
étrangers à la foi chrétienne. Dans cette perspective, le rôle de la politique
est essentiel, tout comme l’engagement des institutions ecclésiales dans la
formation des futurs responsables de la vie publique. Les groupes ont également
souligné l’importance de faire mieux connaître et étudier la doctrine sociale
de l’Église, présentée comme un véritable remède aux divisions. Nombre d’entre
eux ont convenu que l’Évangile est l’antidote à l’individualisme et aux
fractures de notre temps. Ils ont appelé à une Église capable de donner un
véritable sentiment d’appartenance, de panser les blessures de notre époque, de
se renouveler en évitant toute forme d’intégrisme et de polarisation, afin de
rendre visible son visage de Bon Samaritain. Les chrétiens ne doivent pas être
les simples spectateurs d’une société qui se désagrège, mais des architectes
sages capables de reconstruire la cité commune. Dans ce cadre, plusieurs
groupes ont vu un signe d’espérance dans la prise de conscience que les mêmes
défis se présentent, sous des formes diverses, dans de nombreuses régions du
monde, et que la communion avec le Christ permet de se libérer de la
préoccupation excessive du regard des autres. Plusieurs groupes ont également
souligné la valeur de la synodalité, comme chemin d’écoute, de dialogue et de
coresponsabilité ecclésiale. À l’issue des rapports des groupes, plusieurs cardinaux
sont intervenus pour reprendre, de manière plus personnelle, les principaux
thèmes de la session. D’autres ont exprimé leur gratitude au pape pour ses
récents voyages apostoliques ainsi que pour son engagement constant en faveur
de la paix. La session s’est achevée à 12 h 45 par la prière de l’Angélus,
présidée par le Saint-Père. Photos de la messe avant la troisième session du
consistoire, présidée par le cardinal Re JUIN 28, 2026 09:19COLLÈGE CARDINALICE
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