seour Faustine 47

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)   Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

   Pendant tout le temps de la probation, j'avais comme tâche d'aider la sœur au vestiaire110. Cette tâche me donna de nombreuses occasions de m'exercer à la pratique des vertus. Parfois, il fallait aller par trois fois chez certaines sœurs avec le linge, et encore on ne pouvait les satisfaire. Mais j'ai découvert aussi les grandes vertus de certaines sœurs, qui demandaient toujours de leur donner ce qu'il y avait de (90) pire dans tout le vestiaire. J'admirais cet esprit d'humilité et de mortification.

   + Pendant l'Avent, une grande nostalgie de Dieu s'éveilla dans mon âme. Mon esprit, de toutes les forces de son être, s'élançait vers Dieu. Et le Seigneur m'accorda de nombreuses lumières dans la connaissance de Ses attributs.

   Le premier attribut que le Seigneur me fit connaître - c'est Sa sainteté. Cette sainteté est si grande que toutes les Puissances et les Forces tremblent devant Lui. Les purs esprits voilent leur face et s'abîment dans une incessante adoration, la seule expression de la plus haute adoration est: Saint... La sainteté de Dieu se répand sur l'Église de Dieu et sur chaque âme vivant en elle - à des degrés divers. Il y a des âmes toutes pénétrées de Dieu, et il y en a qui vivent à peine.

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P114   PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

   La seconde connaissance que Dieu m'accorda - c'est Sa justice. Sa justice est si grande et si pénétrante qu'elle atteint les choses dans leur essence et tout se présente à Lui dans sa vérité, mise à nu, et rien ne pourrait Lui résister.

   Le troisième attribut est l'amour et la miséricorde. Et j'ai compris que l'amour et la miséricorde sont le plus grand attribut. Ils unissent la créature au Créateur. J'ai connu le suprême amour et l'abîme de sa miséricorde dans l'Incarnation du Verbe, dans Sa Rédemption, et c'est ainsi que j'ai découvert que cet attribut est le plus grand en Dieu.

   Aujourd'hui je faisais le ménage dans la chambre d'une des sœurs. Je tâchais de nettoyer avec le plus grand soin, cependant cette personne me suivait partout en disant: ici une poussière, là une petite tache sur le plancher. A chacune de ses remarques, je corrigeais un détail, refaisant jusqu'à dix fois la même chose dans le but de la satisfaire. (91) Ce n'est pas le travail qui fatigue, mais ces bavardages et exigences immodérés. Mon martyre de toute la journée ne lui ayant pas suffi, elle est encore allée se plaindre chez la maîtresse: «Ma Mère, qu'est-ce cette sœur si peu soigneuse, elle ne sait pas se dépêcher.» Le lendemain je suis allée faire la même besogne sans protester. Lorsqu'elle s'en prit à moi, j'ai pensé: Jésus, on peut être une martyre silencieuse - ce n'est pas le travail qui m'affaiblit mais ce martyre.

Je me suis aperçue que certaines personnes ont un don particulier pour embêter les autres. Elles s'y emploient de leur mieux et la pauvre âme qu'elles ont sous la main n'y pourra rien, les meilleures choses seront déformées.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon