Cardinal Sarah :

Cardinal Sarah :

« Aucun des défenseurs de ce changement de paradigme au sein de l'Église ne rejette Dieu de manière explicite, mais ils traitent la Révélation comme quelque chose de secondaire, ou au moins sur un pied d'égalité avec l'expérience et la science moderne. C'est ainsi que fonctionne l'athéisme pratique : il ne nie pas Dieu, mais agit comme si Dieu n'était pas central.

Nous voyons cette approche non seulement dans la théologie morale, mais aussi dans la liturgie. Des traditions sacrées qui ont bien servi l'Église pendant des siècles sont maintenant présentées comme dangereuses. L'accent excessif mis sur l'horizontalité déplace la verticalité, comme si Dieu était une expérience plutôt qu'une réalité ontologique.

Les défenseurs de l'athéisme pratique comprennent implicitement que la foi, d'une certaine manière, limite la personne. »

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon