Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
Vendredi. J'étais malade et je ne pouvais pas assister à la sainte messe. A sept heures du matin, j'ai vu mon confesseur en train de célébrer la sainte messe, au cours de laquelle j'ai vu l'Enfant Jésus. A la fin de la sainte messe, la vision disparut et je me suis retrouvée dans ma cellule, comme auparavant. Une joie indicible s'empara de moi, parce que, ne pouvant être présente à la sainte messe dans notre cha-
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pelle, j'avais assisté à la sainte messe dans une église bien éloignée. Jésus peut remédier à tout.
(187) 30 juillet 1935.
Fête de saint Ignace. J'ai ardemment prié ce saint en lui faisant des reproches, comment pouvait-il me regarder sans me venir en aide dans des questions si importantes, qui sont accomplir la volonté de Dieu, je disais à ce saint: Ô toi, notre Patron, qui brûlais du feu de l'amour et du zèle pour la plus grande gloire de Dieu, je te prie humblement, aide-moi dans l'accomplissement des desseins de Dieu. C'était pendant la sainte messe. Alors j'ai vu saint Ignace du côté gauche de l'autel, un grand livre à la main, qui me dit ces paroles: «Ma fille, je ne suis pas indifférent à ton affaire, cette règle peut s'adapter dans cette Congrégation» - montrant de la main le grand livre, il disparut. J'ai été infiniment heureuse de ce que les saints pensent tellement à nous, et que notre union avec eux soit si étroite. Ô Bonté divine, comme le monde intérieur est beau, dès ici-bas nous pouvons vivre en communion avec les saints. J'ai ressenti pendant toute la journée la proximité de ce cher Patron.
5 août 1935 - fête de Notre-Dame de la Miséricorde. Je me suis préparée à cette fête avec plus de ferveur que les années précédentes. Le matin, j'ai ressenti un combat intérieur, à la pensée que je devrai quitter cette Congrégation, qui jouit de la protection particulière de Marie. La méditation passa dans ce combat et la première messe aussi; pendant la seconde messe, j'ai prié la Sainte Mère en lui disant - qu'il m'est difficile de me séparer de cette Congrégation placée sous Ta protection particulière, ô Marie. Je vis alors la Sainte Vierge, indiciblement belle, qui s'est approchée vers moi de l'autel vers mon prie-Dieu, Elle me serra contre Elle, et me dit ces paroles: «Je suis une Mère pour vous par l'insondable miséricorde de Dieu. L'âme qui m'est la plus agréable est celle qui accomplit fidèlement la volonté divine.» - Elle m'a fait comprendre que je réalisais fidèlement tous les souhaits (188) de Dieu et que pour cette raison j'avais trouvé grâce à Ses yeux. «Sois courageuse, n'aie pas peur des obstacles illusoires, mais fixe ton regard sur la passion de Mon Fils, et de cette manière tu remporteras la victoire.»
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A un certain moment après la sainte Communion, j'ai entendu ces paroles: Tu es pour nous une demeure. A ce moment j'ai ressenti dans mon âme la présence de la Sainte Trinité - du Père, du Fils et du Saint-Esprit, je sentais que j'étais le temple de Dieu, je sens que je suis l'enfant du Père; je ne puis expliquer tout cela, mais mon esprit le comprend bien. Ô Bonté infinie, comme Tu T'abaisses vers Ta misérable créature.
Si les âmes voulaient se recueillir, Dieu leur parlerait tout de suite, car c'est la dispersion qui assourdit la parole du Seigneur.
(189) A un certain moment le Seigneur me dit: Pourquoi as-tu peur et pourquoi frémis-tu quand tu es unie à moi? Cela ne me plaît pas que l'âme se laisse aller à de vaines peurs. Qui oserait te toucher, lorsque tu es avec moi? L'âme m'est la plus chère quand elle croit à ma bonté et qu'elle se fie complètement à moi; je la comble de ma confiance et je lui donne tout ce qu'elle demande.
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A un certain moment, le Seigneur m'a dit: Ma fille, prends les grâces que dédaignent les autres; prends-en autant que tu peux en porter. A cet instant, mon âme fut inondée de l'amour divin. Je sens que je suis unie au Seigneur si étroitement que je ne trouve pas de mots pour bien définir cette union; en cela je sens que tout ce que Dieu possède, tous les biens et tous les trésors sont à moi, même si je ne m'en préoccupe cependant pas beaucoup, car Il me suffit, Lui seul. En Lui je vois tout, en dehors de Lui - rien.