soeur Faustine 84

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

(190) JMJ                                                                                                   Wilno, 12.VIII. 1935

 

Retraite de trois jours.

 

   Le jour de la préparation à la retraite, le soir, en écoutant les points de la méditation, j'ai entendu ces paroles: Pendant cette retraite, je te parlerai par la bouche de ce prêtre, pour t'assurer et t'affermir de l'authenticité des paroles que je t'adresse au fond de ton âme. Bien que ce soit une retraite pour toutes les sœurs, je te prends spéciale-

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P202         PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

ment en considération pour te fortifier et te rendre intrépide dans toutes les contrariétés qui t’attendent; aussi écoute avec application les paroles du prêtre et médite-les dans les profondeurs de ton âme.

  Quel ne fut pas mon étonnement en constatant que tout ce que le père disait de l’union avec Dieu et des obstacles à cette étroite union, je l’avais littéralement vécu dans mon âme et je l’avais déjà entendu de Jésus Lui-même qui me parle dans la profondeur de mon âme. La perfection consiste en cette étroite union à Dieu.

   Pendant la méditation de dix heures, le père196 parlait de la miséricorde divine et de la bonté de Dieu envers nous. Il disait que lorsque nous repassons l’histoire de l’humanité, à chaque pas, nous voyons cette grande bonté de Dieu. Tous les attributs de Dieu, comme la toute-puissance, la sagesse, s’efforcent de nous dévoiler ce suprême attribut de Dieu qui est Sa bonté. La bonté de Dieu est le plus grand attribut de Dieu. Beaucoup d’âmes qui tendent à la perfection ne connaissent cependant pas cette grande bonté de Dieu. Tout ce que le père disait pendant cette méditation sur la bonté de Dieu, est exactement ce que Jésus (191) m’a dit à propos de la fête de la Miséricorde. Tout est clair maintenant au sujet de ce que le Seigneur m’a promis, je n’éprouve plus aucun doute, la parole de Dieu est claire et nette.

   Pendant toute cette méditation, je voyais Jésus sur l’autel en tunique blanche, dans la main Il tenait le cahier dans lequel j’écris ceci. Pendant toute la méditation, Jésus feuilletait les pages du cahier et se taisait. Cependant mon cœur ne pouvait plus supporter le feu qui brûlait mon âme. Malgré l’effort de ma volonté pour me maîtriser et ne pas faire voir à mon entourage ce qui se passait en mon âme, vers la fin de la méditation, je sentis que je ne dépendais plus de moi-même. Alors Jésus me dit: Tu n’as pas tout écrit dans ce cahier sur ma bonté envers les hommes; je désire que tu n’omettes rien; je désire que ton cœur soit affermi dans une paix complète.

…………

   (192) Jésus m’a dit que si j’avais quelque incertitude en ce qui concerne cette fête ou la fondation de cette Congrégation - ou sur tout autre point dont je t’ai parlé au fond de l’âme, je te répondrais immédiatement par la bouche de ce prêtre.

   Pendant une méditation sur l’humilité, une ancienne inquiétude me revint à l’esprit, qu’une âme aussi misérable que la mienne ne puisse accomplir la tâche que le Seigneur exige; au même instant, alors que j’examinais ce doute, le prêtre qui prêchait la retraite, interrompit le fil de son discours et parla de ce dont je doutais, c’est-à-dire que Dieu choisit, la plupart du temps, les âmes les plus faibles et les plus simples comme instruments pour réaliser Ses plus grandes œuvres - et c’est une vérité incontestable, car voyons qui Il a choisi comme Apôtres, ou voyons, dans l’histoire de l’Église, quelles grandes œuvres ont été accomplies par des âmes qui en étaient le moins capables, car justement, de cette manière, les œuvres de Dieu nous montrent qu’elles sont vraiment de Dieu. Quand mon incertitude eut tout à fait disparu, le prêtre revint au thème de l’humilité.

   Jésus, comme pendant chaque conférence, se tenait debout sur l’autel et Il ne me disait rien, mais Son regard bienveillant pénétrait ma pauvre âme, qui n’avait plus aucune excuse.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon