soeur Faustine 110

 

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

P287                 Deuxième Cahier

 

   + Ô Sauveur du monde, je m’unis à Ta miséricorde. Mon Jésus, je joins toutes mes souffrances aux Tiennes et je les dépose dans le trésor de l’Église pour le profit des âmes.

   Aujourd’hui j’ai été dans les gouffres de l’enfer, introduite par un ange. C’est un lieu de grands supplices, et son étendue est terriblement grande. Genres de supplices que j’ai vus: le premier supplice qui fait l’enfer c’est la perte de Dieu; le deuxième - les perpétuels remords; le troisième - le sort des damnés ne changera jamais; (160) le quatrième supplice - c’est le feu qui va pénétrer l’âme sans la détruire, c’est un terrible supplice, car c’est un feu purement spirituel, allumé par la colère de Dieu; le cinquième supplice - ce sont les ténèbres continuelles, une terrible odeur étouffante et malgré les ténèbres, les démons et les âmes damnées se voient mutuellement et voient tout le mal des autres et le leur; le sixième supplice - c’est la continuelle compagnie de Satan; le septième supplice - un désespoir terrible, la haine de Dieu, les malédictions, les blasphèmes. Ce sont des supplices que tous les damnés souffrent ensemble, mais ce n’est pas la fin des supplices. Il y a des supplices qui sont destinés aux âmes en particulier, ce sont les souffrances des sens. Chaque âme est tourmentée d’une façon terrible et indescriptible par ce en quoi ont consisté ses péchés. Il y a de terribles cachots, des gouffres de tortures où chaque supplice diffère de l’autre; je serais morte à la vue de ces terribles souffrances, si la toute-puissance de Dieu ne m’avait soutenue. Que chaque pécheur sache: il sera torturé durant toute l’éternité (161) par les sens qu’il a employés pour pécher. J’écris cela sur l’ordre de Dieu pour qu’aucune âme ne puisse s’excuser disant qu’il n’y a pas d’enfer, ou que personne n’y a été et ne sait comment c’est.

   Moi, Sœur Faustine, par ordre de Dieu, j’ai été dans les gouffres de l’enfer, pour en parler aux âmes et témoigner que l’enfer existe. Je ne peux en parler maintenant, j’ai l’ordre de Dieu de le laisser par écrit. Les démons ressentaient une grande haine envers moi, mais l’ordre de Dieu les obligeait à m’obéir. Ce que j’ai écrit est un faible reflet des choses que j’ai vues. J’ai remarquée une chose: qu’il y a là-bas beaucoup d’âmes qui doutaient que l’enfer existe. Quand je suis revenue à moi, je ne pouvais pas apaiser ma terreur de ce que les âmes y souf-

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P288           PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

frent si terriblement, c’est pourquoi je prie encore plus ardemment pour la conversion des pécheurs, sans cesse j’appelle la miséricorde divine sur eux. Ô mon Jésus, je préfère agoniser jusqu’à la fin du monde dans les plus grands supplices que de T’offenser par le moindre péché.

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(162) JMJ

 

   Ma fille, si par toi j’exige que les hommes honorent ma miséricorde, toi la première, tu dois te distinguer par cette confiance en ma miséricorde. J’exige de toi des actes de miséricorde qui doivent découler de ton amour pour moi. Tu dois témoigner aux autres la miséricorde, toujours et partout, tu ne peux pas t’en écarter, ni t’excuser, ni te justifier.

   Je te donne trois moyens pour exercer la miséricorde envers le prochain: le premier - l’action, le deuxième - la parole, le troisième - la prière; ces trois degrés renferment la plénitude de la miséricorde et c’est la preuve irréfutable de l’amour envers moi. De cette manière, l’âme glorifie et honore ma miséricorde. Oui, le premier dimanche après Pâques est la fête de la Miséricorde, mais il doit y avoir aussi l’action; et j’exige qu’on honore ma miséricorde en célébrant solennellement cette fête et en honorant cette image qui a été peinte. Par cette image, je donnerai beaucoup de grâces aux âmes, elle doit leur rappeler les exigences de ma miséricorde, car même la foi la plus forte (163) ne sera rien sans l’action.

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   Jour du renouvellement281 des vœux. La présence de Dieu pénétre mon âme d’une façon non seulement spirituelle, mais je le sens même physiquement.

   2 novembre 1936. Le soir, après les vêpres je suis allée au cimetière282, j’ai prié un instant; soudain je vis une de nos sœurs qui me dit: «Nous sommes à la chapelle.» J’ai compris que je devais aller à la chapelle pour y prier, et gagner des indulgences. Le lendemain, durant la sainte messe, je vis trois colombes blanches, qui s’élevèrent de l’autel vers le ciel; je compris que, non seulement ces trois âmes que j’avais vues étaient montées au ciel, mais encore beaucoup d’autres qui avaient expiré en dehors de notre maison. Oh! comme le Seigneur est bon et miséricordieux.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon