soeur Faustine 120

   Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

    7.1. Pendant l'heure sainte, le Seigneur me permit de goûter Sa passion; j'ai partagé l'amertume du supplice dont était remplie Son âme. Jésus m'a fait connaître combien l'âme doit être fidèle à la prière malgré les tourments, la sécheresse et les tentations, car, pour la plupart, c'est d'une telle prière que dépend la réalisation des desseins de Dieu qui sont parfois bien grands; et si nous ne persévérons pas dans cette prière, nous déjouons les plans que Dieu voulait accomplir par nous, ou en nous. Que chacun se rappelle ces paroles: En proie à la détresse, Il priait de façon plus instante. Je prolonge toujours semblable prière, autant qu'il est en mon pouvoir et en accord avec mes devoirs.

   (246) 8.1. Vendredi matin, lorsque j'allais à la chapelle pour la sainte messe, soudain j'ai aperçu sur le trottoir un grand buisson de genévrier dans lequel se trouvait un terrible chat qui, me regardant méchamment, m'empêchait de passer vers la chapelle. Un appel du nom de Jésus dispersa tout. J'ai offert toute cette journée pour les pécheurs agonisants. Pendant la sainte messe j'ai ressenti d'une manière particulière la proximité du Seigneur. Après la sainte Communion, j'ai regardé le Seigneur avec confiance et je Lui dis: Jésus, je désire tant Te dire quelque chose - et le Seigneur me regarda avec amour et me dit: Que désires-tu me dire? - Jésus, je Te supplie

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par l'inconcevable puissance de Ta miséricorde, que toutes les âmes qui agoniseront aujourd'hui échappent au feu de l'enfer, seraient-ce les âmes des plus grands pécheurs; c'est aujourd'hui vendredi, commémoration de Ton amère agonie sur la croix et parce que Ta miséricorde est inconcevable, les anges ne s'en étonneront pas. Jésus me serra contre Son Cœur et dit: Ma fille (247) bien-aimée, tu as bien reconnu l'abîme de ma miséricorde. Je ferai, comme tu me le demandes, mais unis-toi constamment à mon cœur agonisant et donne satisfaction à ma justice. Sache que tu m'as demandé une grande chose, mais je vois que cela t'a été dicté par le pur amour que tu as pour moi, c'est pourquoi je vais satisfaire tes exigences.

   ……..

   (248) 10.1.1937. J'ai prié aujourd'hui le Seigneur de m'accorder des forces dès le matin pour que je puisse aller communier. Mon Maître, je Te prie de tout mon cœur assoiffé de me donner, si cela est conforme à Ta sainte volonté, toutes les souffrances et les faiblesses qu'il Te plaît, je désire souffrir durant la journée et la nuit entière, mais je T'en supplie, fortifie-moi au moment où je dois communier. Tu vois bien, Jésus, qu'on n'apporte pas la sainte Communion aux malades, alors, si Tu ne me fortifies pas pour ce moment-là afin que je puisse descendre à la chapelle, comment puis-je Te recevoir dans le Mystère de l'Amour - et Tu sais bien combien mon cœur languit après Toi. Ô mon doux Époux, à quoi bon tant argumenter, Tu sais combien je Te désire ardemment, si Tu le veux, Tu peux faire cela pour moi. Le lendemain matin je me sentis comme si j'étais tout à fait bien portante, défaillances et faiblesse avaient disparu. Cependant quand je suis revenue de la chapelle, toutes ces souffrances et ces faiblesses me sont

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immédiatement revenues, comme si elles m'attendaient, mais je n'avais plus du tout peur d'elles (249), car je m'étais nourrie du Pain des forts. Je regarde tout avec bravoure, même dans les yeux de la mort.

   ……

   12.1.1937. Aujourd'hui, lorsque le médecin est venu visiter les malades, je ne lui ai guère plu. J'étais naturellement plus souffrante et ma température était sensiblement plus élevée. Il va sans dire qu'il a décidé que je ne devais plus descendre pour la sainte Communion jusqu'à ce que la température ait complètement baissé. J'ai répondu que c'était d'accord, quoique la douleur ait serré mon cœur, mais j'ai dit que, si je n'avais pas de fièvre je descendrais. Il consent à cela. Quand le médecin fut sorti, j'ai dit au Seigneur: Jésus, maintenant cela dépend de Toi que j'y aille ou non, et je n'y ai plus pensé quoique à chaque instant l'idée me venait: je n'aurai pas (250) Jésus - non, c'est impossible - et non seulement une fois, mais plusieurs jours, jusqu'à ce que la température baisse. Mais le soir j'ai dit au Seigneur: Jésus, si mes saintes Communions Te sont agréables, je Te prie humblement de n'avoir pas un seul degré de fièvre demain matin. - Le matin je prends ma température et je pense: si j'ai, ne serait-ce qu'un seul degré, alors je ne me lèverai pas, car cela serait contraire à l'obéissance. Cependant je retire le thermomètre - et pas un seul degré de fièvre. J'ai sauté tout de suite au bas de mon lit et je suis allée communier. Lorsque le médecin est venu et que je lui ai dit que n'ayant pas un seul degré de température j'étais allée communier - il en fut étonné et je lui ai demandé de ne pas me faire de difficultés pour aller communier, car cela aurait une influence défavorable sur ma cure. Il a répondu: «Afin d'avoir la conscience tranquille, et en même temps afin de ne pas vous déranger, ma sœur, arrangeons-nous de telle sorte que, s'il fait beau, s'il ne pleut pas, et que vous vous sentiez bien, alors vous pouvez aller communier, mais en conscience faites attention.» Je me suis réjouie que le médecin ait tant d'égards (251) pour moi. Vois-Tu, Jésus, ce

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que je devais faire, je l'ai déjà fait, maintenant je compte sur Toi et je suis tout à fait tranquille.

   J'ai vu aujourd'hui le Père Andrasz célébrer la sainte messe; avant l'élévation, j'ai aperçu le Petit Jésus qui était très joyeux, les petites mains tendues, puis un moment après je ne vis plus rien. J'étais dans ma chambre, continuant à faire mon action de grâce. Cependant plus tard, j'ai pensé: pourquoi l'Enfant Jésus était-Il si gai? Il n'est pas toujours aussi gai, à ce que je vois. Soudain j'entendis ces mots intérieurement: Car je suis bien dans son cœur. Et cela ne m'a pas du tout étonnée, car je sais que ce père aime beaucoup Jésus.

   Mon union avec les agonisants est toujours aussi étroite. Oh! que la miséricorde divine est inconcevable puisque Dieu me permet par mon indigne prière, de venir en aide aux agonisants. J'essaie, autant qu'il m'est possible, de me trouver auprès de chaque agonisant. Ayez confiance en Dieu car Il est bon et inconcevable, Sa miséricorde dépasse notre compréhension.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon