soeur Faustine 153

  Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

   16.IX.1937. Je désirais tant aujourd'hui faire mon heure sainte auprès du Très Saint Sacrement, pourtant tout autre était la volonté de Dieu: à huit heures, je ressentis de si violentes douleurs (31) que je

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 P435                  Quatrième Cahier

 

dus m'aliter immédiatement; je me suis tordue de douleur trois heures durant, c'est-à-dire jusqu'à onze heures du soir. Aucun médicament ne me fit d'effet, ce que je prenais, je le rejetais; par moment ces douleurs me faisaient perdre conscience. Jésus me fit savoir que je venais de cette façon de prendre part à Son agonie au Jardin des Oliviers, et que Lui-même a permis ces souffrances pour donner satisfaction à Dieu pour les âmes tuées dans le sein de leurs mauvaises mères. Voici trois fois déjà que je passe par ces souffrances, elles commencent toujours à huit heures du soir et durent jusqu'à onze heures. Aucun médicament ne peut réduire ces souffrances. Quand s'approchent onze heures, elles cessent d'elles-mêmes, et je m'endors au même moment; le lendemain je me sens très faible. Cela m'est arrivé pour la première fois au sanatorium. Les médecins ne purent en faire l'analyse; ni piqûres, ni aucun médicament ne m'apportèrent de soulagement (32) et moi-même je ne comprenais pas ce que cela pouvait être comme souffrances. J'ai dit au médecin que je n'avais eu de ma vie de semblables souffrances; il déclara qu'il ne savait pas de quelle souffrance il s'agissait. Maintenant je comprends ce que sont ces souffrances, car le Seigneur me l'a fait connaître... Pourtant, lorsque je pense que je devrai peut-être un jour souffrir à nouveau de semblable manière, un frisson me saisit, mais j'ignore si je vais souffrir encore de cette façon - je laisse cela à Dieu; ce qu'il plaît à Dieu de m'envoyer, je le recevrai avec soumission et amour. Que je puisse seulement par ces souffrances sauver ne serait-ce qu'une âme de l'assassinat.

   Après ces souffrances, le lendemain, je pressens l'état des âmes et leurs dispositions envers Dieu; je suis alors pénétrée d'une véritable connaissance.

   Je reçois la sainte Communion d'une manière presque angélique. Mon âme est inondée par la lumière de Dieu et se nourrit de Lui, (33) les sentiments sont comme morts - c'est une union pleinement spirituelle avec le Seigneur, c'est la grande supériorité de l'esprit sur la nature.

   Le Seigneur m'a accordé la connaissance des grâces dont Il me comble sans cesse. Cette lumière m'a pénétrée très profondément et j'ai alors compris les inconcevables égards de Dieu envers moi. Je suis

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restée dans ma cellule pour une longue action de grâce, allongée, le visage contre terre, et j'ai versé des larmes de gratitude. Je ne pouvais me relever, car chaque fois que je le voulais, la lumière de Dieu me donnait connaissance d'une nouvelle grâce; jusqu'à ce qu'à la troisième fois je puisse me soulever de terre. En tant qu'enfant, je sentis que tout ce que possède le Père céleste est mien. Lui-même me souleva de terre jusqu'à Son Cœur; je sentis que tout ce qui existe, est exclusivement mien, mais je n'avais de cela aucun désir, car Dieu seul me suffit.

   (34) Aujourd'hui, j'ai connu avec quelle aversion le Seigneur s'approche d'une certaine âme pendant la sainte Communion. Il va vers ce cœur comme Il irait au cachot - pour être martyrisé et supplicié. J'ai imploré Son pardon et je L'ai dédommagé de cet affront.

   Le Seigneur m'a fait connaître que je rencontrerai mon frère369, mais je ne pouvais comprendre comment je le verrais ni pourquoi il viendrait me voir; je savais bien qu'il avait la grâce de la vocation religieuse, mais pourquoi serait-il venu me voir? Pourtant j'ai repoussé ce raisonnement et je me suis mise à croire que si Dieu m'a fait savoir qu'il viendrait, cela me suffit. J'ai uni ma pensée à Dieu, sans plus m'inquiéter de la créature, remettant tout en Dieu.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon