Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde »; En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?
(50) Depuis un mois, je me sens plus mal et à chaque quinte de toux, je ressens la décomposition dans mes poumons. Et il m'est arrivé parfois de sentir la complète décomposition de mon propre cadavre; quelle grande souffrance est-ce là, il est difficile de l'exprimer. Et malgré l'accord total de ma volonté, c'est là une grande souf-
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france pour ma nature, plus grande que de porter le cilice ou que la flagellation jusqu'au sang. Je la sentais le plus lorsque j'allais au réfectoire; je faisais de grands efforts pour manger quoi que ce soit, car la nourriture me donnait la nausée. C'est à cette époque que commencèrent des douleurs intestinales, toute nourriture quelque peu relevée provoquait en moi d'atroces souffrances; je me suis tordue plus d'une nuit dans de terribles douleurs et dans les larmes pour le salut des pécheurs.
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(51) Un jour je me suis demandée comment on pouvait constamment sentir cette décomposition de l'organisme et en même temps continuer à marcher et à travailler - n'était-ce pas une illusion? D'un autre côté, ce ne pouvait être une illusion puisque cela m'occasionnait de si grandes douleurs. Alors que je suis en train d'y penser, l’une des sœurs vient parler un moment avec moi. Au bout de quelques minutes, elle fit une horrible grimace et me dit: «Ma sœur, je sens ici comme un cadavre, c'est tout à fait comme s'il se décomposait. Oh! combien c'est affreux.» Je lui ai répondu: Ne vous effrayez pas, ma sœur, cette odeur de cadavre vient de moi. Elle s'en est grandement étonnée, mais a dit qu'elle ne pourrait pas résister plus longtemps. Lorsqu'elle fut partie, j'ai compris que Dieu avait fait sentir ceci à cette sœur afin que je n'aie plus de doute, mais qu'il cache cette souffrance à toute la Congrégation de façon tout simplement miraculeuse. Ô mon Jésus, Toi seul sais toute la profondeur de ce sacrifice.
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Vigile de la Nativité (1937). Après la sainte Communion, la Mère de Dieu m'a fait connaître le souci qu'Elle avait au cœur, concernant le Fils de Dieu. Cependant ce souci était empreint d'un tel parfum d'abandon à la volonté de Dieu, que je l'appelle plutôt délice que souci. J'ai compris que mon âme devait accepter toute volonté de Dieu. Dommage que je ne sache écrire cela comme je l'ai discerné. Mon âme fut plongée tout le jour en un profond recueillement, rien ne put m'en tirer, ni les devoirs, ni les rapports que j'eus avec des personnes laïques.
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+ Lorsque je suis entrée au réfectoire, au cours de la lecture tout mon être s'est trouvé plongé en Dieu. Je voyais intérieurement le regard de Dieu posé sur nous avec une grande prédilection. Je demeurai seule à seul avec le Père céleste. A ce moment-là, j'ai approfondi ma connaissance des trois Personnes Divines que nous contemplerons durant toute l'éternité, et après des millions d'années, nous comprendrons que nous avons seulement commencé notre contemplation. Oh! que cette miséricorde de Dieu est grande, qui permet à l'homme de prendre une si grande part (56) à Son divin bonheur, mais en même temps quelle grande douleur transperce mon cœur que de nombreuses âmes aient dédaigné ce bonheur.
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+ A mon arrivée à la chapelle, dès le début de la Messe de Minuit, je me suis toute plongée en un profond recueillement au cours duquel je vis la crèche de Bethléem emplie d'une grande clarté. La Très Sainte Vierge enveloppait Jésus dans un lange, toute pénétrée d'un
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grand amour, saint Joseph cependant dormait encore; ce n'est que lorsque la Mère de Dieu eut déposé Jésus dans la crèche, qu'à ce moment la clarté de Dieu éveilla Joseph qui se mit aussi à prier. Peu de temps après, je suis demeurée seule à seul avec le Petit Jésus qui me tendait Ses petits bras et je compris bien que c'était pour que je Le prenne dans mes bras. Il blottit Sa tête sur mon cœur et me fit comprendre de Son regard profond qu'il est bien auprès de mon cœur. A ce moment Jésus disparut à mes yeux, et c'était la clochette pour la sainte (58) Communion; mon âme défaillit de joie.