Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
+ Je termine l'année qui vient de s'écouler par la souffrance et je commence la nouvelle également par la souffrance. J'ai dû m'aliter deux jours avant le Nouvel An, je me sentais très mal, une forte toux m'affaiblissait, et avec cela d'incessantes douleurs intestinales ainsi que des vomissements m'épuisaient énormément. Bien que ne pouvant me rendre aux offices en commun, je m'unissais cependant en esprit à toute la Congrégation. Lorsque les sœurs se sont levées la nuit à onze heures, afin de veiller et de saluer l'An Nouveau, moi, je me tordais de douleur depuis le crépuscule et cela dura jusqu'à minuit. J'ai joint ma souffrance aux prières des sœurs qui veillaient à la chapelle et réparaient les offenses commises envers Dieu par les pécheurs.
Lorsque sonna minuit, mon âme se plongea en un profond recueillement et j'entendis une voix en mon âme: (63) Ne crains rien, ma petite enfant, tu n'es pas seule, lutte bravement car mon épaule te soutient, lutte pour le salut des âmes, les incitant à faire confiance à ma miséricorde, car c'est là ton devoir en cette vie et dans la vie future. Après ces paroles j'eus une plus profonde compréhension de la
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P486 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
miséricorde divine. Seule l'âme qui le voudra elle-même sera damnée, car Dieu ne condamne personne.
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+ Lorsque la nuit tomba, les souffrances physiques augmentèrent et les souffrances morales s'y ajoutèrent. Nuit et souffrance. Le silence solennel de la nuit me donnait la possibilité de souffrir librement. Mon corps s'est étiré sur le bois de la croix, je me suis tordue dans d'atroces douleurs jusqu'à onze heures. Je me suis transportée en esprit jusqu'au tabernacle, et j'ai ouvert le ciboire, appuyant ma tête sur le bord du calice, et toutes mes larmes (66) coulèrent doucement vers le Cœur de Celui qui seul comprend ce que sont la douleur et la souffrance; j'ai éprouvé de la douceur en cette souffrance et mon âme se mit à désirer cette douce agonie que je n'échangerais contre aucun trésor du monde. Le Seigneur m'a accordé la force d'esprit et l'amour envers ceux par qui me vient la souffrance. Voici le premier jour de l'année.
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+ Après cette nuit de souffrance, lorsque le prêtre est entré avec le Seigneur Jésus dans ma cellule, une telle ardeur envahit tout mon être que j'ai senti que, si le prêtre avait prolongé quelque peu ce moment, Jésus Lui-même se serait arraché de ses mains et serait venu à moi.
Après la sainte Communion, le Seigneur m'a dit: Si le prêtre ne m'avait pas apporté à toi, je serais venu moi-même sous cette même espèce. Ma fille, tes souffrances de cette nuit ont obtenu la grâce de la miséricorde pour un grand nombre d'âmes.
+ Ma fille, j'ai quelque chose à te dire. - J'ai répondu: Parle, Jésus, car j'ai soif de Tes paroles. - Cela me déplaît que tu te laisses influencer, qu'à cause du murmure des sœurs tu ne te sois pas confessée au Père Andrasz dans ta cellule; sache que tu leur as donné par là encore plus de raison de murmurer. (68) J'ai demandé pardon au Seigneur par un grand abaissement. Ô mon Maître, réprimande-moi, ne me passe rien et ne me permets pas de m'égarer.
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6.1.1938. Aujourd'hui lorsque l'aumônier404 a apporté le Seigneur Jésus, une lumière jaillit de l'Hostie, frappant mon cœur de son rayon, m'emplissant d'un grand feu d'amour; Jésus me faisait ainsi connaître que je dois répondre avec une plus grande fidélité à l'inspiration de la grâce pour que ma vigilance soit plus subtile.