Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le llvre?
Pendant ce temps, je dus affronter de nombreuses difficultés, mais Dieu ne m'épargna pas Ses grâces, une nostalgie de Dieu, de plus en plus grande, s'empara de moi. Cette personne, bien que très pieuse, ne comprenait pas le bonheur de la vie religieuse et très honnêtement, elle commença à élaborer d'autres projets pour ma vie, et malgré tout, je ressentais que mon cœur était si grand que rien ne pourrait le combler. Alors je me tournai vers Dieu de toute mon âme languissante. C'était pendant l'octave de la Fête-Dieu14. Dieu remplit mon âme de la lumière intérieure d'une plus profonde connaissance de Lui-même,
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comme le plus grand bien et la plus grande beauté. Je connus combien Dieu m'aime. Éternel est son amour pour moi. (6) Pendant les vêpres, par des mots tout simples sortis du cœur, je fis à Dieu vœu de chasteté perpétuelle. Depuis ce moment, je sentis une grande intimité avec Dieu, mon Époux. Depuis ce moment je fis une petite cellule dans mon cœur, où je demeurai toujours avec Jésus.
Enfin, vint le moment où la porte du couvent s'ouvrit pour moi -c'était le premier août15 au soir, la veille de la fête de Notre-Dame des Anges. Je me sentais extrêmement heureuse, il me semblait que j'étais entrée au paradis. Seule jaillissait de mon cœur une prière d'action de grâce.
Cependant après trois semaines, je m'aperçus qu'il y a ici si peu de temps pour la prière et beaucoup d'autres choses que désirait mon âme, je pensais à entrer dans un couvent plus strict. Cette idée s'affermissait dans mon âme, mais elle n'était pas en accord avec la volonté divine. Cependant cette pensée, c'est-à-dire cette tentation, devenait de plus en plus forte jusqu'à ce qu'un jour je me décide à m'en expliquer avec la mère supérieure et à quitter fermement cette maison. Mais Dieu dirigea les circonstances de telle façon que je ne pus voir la mère supérieure16. Avant d'aller me coucher, j'entrai en passant dans la petite chapelle17 et je demandai à Jésus la lumière pour cette affaire, mais je n'obtins rien, seule une étrange inquiétude que je ne comprenais pas m'envahit. Cependant malgré tout, je pris la résolution de m'adresser à la mère supérieure le matin après la sainte messe et de lui faire part de ma décision.
J'entrai dans ma cellule, les sœurs étaient déjà couchées - la lumière éteinte. J'entrai dans la cellule, pleine de tourment et de mécontentement. Je ne sais que faire de moi. Je me jetai à terre et commençai à prier avec ferveur pour connaître la volonté de Dieu. Partout le silence comme dans un tabernacle. Toutes les sœurs, telles de blanches hosties, reposent enfermées dans le calice de Jésus, et c'est de ma cellule seulement que Dieu entend le gémissement d'une âme. J'ignorais qu'il n'était pas permis de prier dans sa cellule, sans autorisation, après neuf heures18. Après un moment, ma cellule s'éclaira et sur le rideau j'aperçus le visage très douloureux du Seigneur Jésus. Des plaies
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ouvertes sur tout son visage, et de grosses larmes tombaient sur mon couvre-lit. Ignorant la signification de tout ceci, je demandai à Jésus: Jésus, qui T'a fait une telle douleur? Et Jésus me répondit: C'est toi qui me causeras une telle douleur, si tu quittes ce couvent. C'est ici et non ailleurs, que je t'ai appelée et je t'y ai préparé de nombreuses grâces. Je demandai pardon au Seigneur Jésus et tout de suite, je changeai la résolution que j'avais prise.