Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le llvre?
Peu après, je tombai malade20. La chère mère supérieure m'envoya avec deux autres sœurs21 en vacances à Skolimôw non loin de Varsovie. C'est alors que j'ai demandé au Seigneur Jésus: pour qui dois-je encore prier? Jésus me répondit qu'il me ferait connaître la nuit suivante pour qui je dois prier.
Je vis mon Ange Gardien qui m'ordonna de le suivre. En un instant, je me trouvai dans un endroit brumeux, rempli de feu, et là une multitude d'âmes souffrantes. Ces âmes prient avec ferveur, mais sans efficacité pour elles-mêmes, nous seuls pouvons les aider. Les flammes qui les brûlaient ne me touchaient pas. Mon Ange Gardien ne me quittait pas un seul instant. Et je demandai à ces âmes quelle était leur plus grande souffrance. Elles me répondirent d'un commun accord, que leur plus grande souffrance était la nostalgie de Dieu. J'ai vu la Mère de Dieu, visitant les âmes au purgatoire. Les âmes l'appellent "Étoile de la mer". Elle leur apporte du soulagement. Je voulais encore leur parler, mais mon Ange Gardien m'a donné le signal du départ. Nous sommes sortis de cette prison de douleurs. J'entendis une voix intérieure qui me dit : Ma miséricorde ne veut pas cela, mais la justice l'exige. Depuis ce moment, je suis en relations plus étroites avec les âmes souffrantes.
Fin du postulat (29.IV. 1926). Mes supérieures22 m'envoyèrent à Cracovie, au noviciat. Une joie inconcevable régnait dans mon âme. Lorsque nous arrivâmes au noviciat23, Sœur ...24 était mourante.
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P37 Premier Cahier
Quelques jours plus tard, Sœur... vint vers moi et me pria d aller chez la mère maîtresse25 et de lui dire qu'elle demande à son confesseur, l'abbé Rospond26, de célébrer une messe et de dire trois prières jaculatoires à son intention. Tout d'abord je répondis d'accord, mais le lendemain, je me suis dit que je n'irais pas chez la mère maîtresse, car je n'y comprenais pas grand chose, si c'était un rêve ou la réalité. (8) Et je n'y suis pas allée. La même chose se répéta plus distinctement la nuit suivante, je n'avais plus aucun doute. Cependant, au matin, je résolus de ne pas en parler à la maîtresse. Je n'en parlerai que lorsque je la verrai dans le courant de la journée. Je la27 rencontrai aussitôt dans un couloir, elle me reprocha de n'être pas allée immédiatement voir la maîtresse et une grande inquiétude remplit mon âme, je me rendis donc immédiatement chez elle et lui racontai tout ce qui s'est passé. La mère répondit qu'elle réglerait cette affaire. Le calme envahit immédiatement mon âme et trois jours après, cette sœur vint me dire: «Que Dieu vous le rende.»
Au moment de ma prise d'habit28 Dieu me fit connaître combien je souffrirais. Je voyais clairement ce à quoi je m'engage. C'était une minute de cette souffrance. Mais de nouveau, le Seigneur inonda mon âme de grandes consolations.
Vers la fin de la première année du noviciat, mon âme commença à s'assombrir. Je ne ressens aucune consolation dans l'oraison, et la méditation me vient avec beaucoup de difficultés, la peur commence à s'emparer de moi. Je rentre plus profondément en moi-même et je ne vois qu'une grande misère. Je vois aussi clairement l'immense sainteté de Dieu, je n'ose lever les yeux vers Lui, mais je me jette à Ses pieds, dans la poussière, et je mendie Sa miséricorde. Près d'une demi-année s’écoula ainsi, l'état de mon âme ne change en rien. Notre chère mère maîtresse29 m'encourage dans ces moments difficiles. Mais ma souffrance ne cesse de s'accroître. La seconde année de noviciat approche. A la pensée que je dois prononcer mes vœux, un frisson30 me traverse l’âme. Je ne comprends rien de ce que je lis, je ne peux méditer. Il me semble que ma prière est désagréable à Dieu. Quand je reçois les sacrements, il me semble que je L'offense encore plus par cela. Cependant mon confesseur31 ne m'a pas permis d'omettre une seule
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P38 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
sainte Communion. Dieu agissait étrangement dans mon âme. Je ne comprenais absolument rien de ce que me disait mon confesseur. Les simples vérités de la foi devenaient incompréhensibles pour moi, mon âme était tourmentée et ne trouvait de satisfaction nulle part. (9) A un certain moment, l'idée que j'étais rejetée de Dieu s'empara de moi. Cette pensée terrible transperça mon âme. Dans cette souffrance mon âme commença à agoniser. Je voulais mourir et je ne le pouvais pas. Une pensée me vint - à quoi bon acquérir des vertus? A quoi bon se mortifier, lorsque tout déplaît à Dieu? Quand j'ai parlé de cela à la mère maîtresse, je reçus la réponse suivante: «Sachez ma sœur, que Dieu vous prédestine à une grande sainteté. C'est le signe qu'il veut vous avoir tout près de Lui au ciel. Ayez grande confiance dans le Seigneur Jésus.»