soeur Faustine  5

  

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)   Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

   Fin du noviciat. La souffrance ne diminue pas. Affaiblissement physique, dispense de tous les exercices spirituels34, c'est-à-dire remplacement par des prières jaculatoires35. Vendredi-Saint36 - Jésus plonge mon cœur dans le brasier même de l'amour. C'était pendant l'adoration du soir. La présence divine s'empara tout à coup de moi. J'oubliai tout. Jésus me fait connaître combien Il a souffert (11) pour moi. Cela dura très peu de temps. Nostalgie affreuse. Désir d'aimer Dieu.

   Premiers vœux37. Fervent désir de m'anéantir pour Dieu par un amour actif, et cependant imperceptible, même aux sœurs les plus proches.

   Mais même après les vœux, mon âme resta encore dans les ténèbres pendant près d'une demi-année. Pendant une oraison, Jésus envahit toute mon âme. Les ténèbres se retirèrent. J'entendis ces paroles: Tu es ma joie, tu es le délice de mon cœur. Depuis ce moment, j'ai senti dans mon cœur - c'est-à-dire dans mon intérieur - la Très Sainte Trinité. De façon sensible je me sentais inondée de lumière divine. Depuis lors, mon âme est en relation intime avec Dieu, comme un enfant avec son Père bien-aimé.

   A un certain moment, Jésus me dit: Va voir la mère supérieure 38 et demande la permission de porter un cilice pendant sept jours 39 et, une fois par nuit, tu te lèveras et tu viendras à la chapelle. Je répondis, d'accord, mais j'eus une certaine difficulté à aller chez la supérieure. Le soir Jésus me demanda: Jusqu'à quand vas-tu différer? Je résolus d'en parler à la mère supérieure dès la première rencontre. Le lendemain, avant midi, j'ai vu la mère supérieure se rendre au réfectoire; comme la cuisine, le réfectoire et la petite chambre de Sœur Aloïse sont voisins, j'ai demandé à la mère supérieure d'entrer dans la petite chambre de Sœur Aloïse et là j'ai formulé la demande du Seigneur. La mère répondit à cela: «Je ne vous autorise absolument pas à porter un cilice. Absolument rien. Si Jésus vous donnait les forces d'un colosse, je vous permettrais cette mortification.» Après avoir demandé pardon à la mère de lui avoir pris du temps, je sortis de la chambre. Alors,

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 P41                                 Premier Cahier

 

j'aperçus le Seigneur Jésus qui se tenait debout dans l'embrasure de la porte de la cuisine et je dis au Seigneur: Tu m'ordonnes d'aller demander cette mortification et la mère supérieure ne veut pas me la permettre. Alors Jésus me dit: J'étais ici, pendant ta conversation avec la supérieure et je sais tout, je n'exige pas tes mortifications, mais l'obéissance. Par cela, tu me rends grande gloire et tu gagnes du mérite.

   Lorsqu'une des mères apprit que je vivais dans une telle intimité avec Jésus, elle me répondit que j'étais dans l'illusion. Elle me dit, que le Seigneur Jésus n'a de telles relations qu'avec les saints, «pas avec des âmes pécheresses comme la vôtre, ma sœur.» (12) A partir de ce moment, je me mis en quelque sorte à me défier de Jésus. Dans notre entretien matinal, je dis à Jésus: Jésus, n'es-Tu pas une illusion? - Jésus me répondit: Mon amour ne trompe personne.

   + A un certain moment, je réfléchissais sur la Sainte Trinité, sur l'essence de Dieu. Je voulais absolument approfondir et connaître qui est ce Dieu... Subitement, mon esprit fut comme ravi dans l'autre monde, je vis une clarté inaccessible où brillaient comme trois sources de lumière que je ne pouvais comprendre. Et de cette clarté sortaient des paroles sous la forme de foudre, qui encerclaient le ciel et la terre. Ne comprenant rien, j'étais toute triste. Soudain de cette mer de lumière inaccessible, sortit notre bien-aimé Sauveur, dans une beauté inconcevable, ses plaies resplendissantes. Et de cette clarté une voix se fit entendre: Ce qu'est Dieu dans son être, personne ne le saisira en profondeur, ni l'esprit angélique, ni l'esprit humain. Jésus me dit : Prends connaissance de Dieu par la contemplation de Ses attributs. Puis Jésus traça de la main le signe de la croix et disparut.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon