soeur Faustine 9

  Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

 (16) A un certain moment je vis un serviteur de Dieu en danger de péché mortel, qui devait se produire dans peu de temps. J'ai commencé à prier Dieu qu'il fasse descendre sur moi tous les tourments de l'enfer, toutes les souffrances qu'il voudrait pour libérer ce prêtre et l'arracher à cette occasion de commettre un péché. Jésus exauça ma prière et au même moment, je sentis sur ma tête la couronne d'épines. Les épines de cette couronne pénétraient jusqu'à mon cerveau. Cela dura trois heures - et le serviteur de Dieu fut libéré de ce péché et Dieu fortifia son âme par une grâce particulière.

   + A un certain moment, le jour de Noël, je sens la présence et la toute-puissance de Dieu m'envelopper. Et de nouveau j'évite la rencontre intérieure avec le Seigneur. Je demandai à la mère supérieure la permission d'aller à «Jôzefinek»5" rendre visite aux sœurs. Elle nous l'accorda et, tout de suite après le déjeuner, nous commençâmes à nous préparer. Les sœurs m'attendaient déjà à la porte. Je courus à ma

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P46                 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

cellule pour prendre ma pèlerine; en revenant, alors que je passais près de la petite chapelle, je vis le Seigneur Jésus sur le seuil, qui me dit ces paroles: Vas-y, mais moi, je prends ton cœur. A l'instant je sentis que je n'avais plus de cœur dans ma poitrine. Mais les sœurs me demandèrent pourquoi je n'arrivais pas plus vite, car il se faisait tard, si bien que je les rejoignis aussitôt. Mais un grand mécontentement commença à me tourmenter. Une sorte de nostalgie envahit mon âme, mais personne, seulement Dieu, ne savait ce qui s'était passé dans mon âme.

   Après quelques moments passés à «Jôzefinek», je dis aux sœurs: Rentrons à la maison. Elles souhaitaient se reposer encore un peu, mais mon esprit ne pouvait s'apaiser. J'expliquai que nous devions revenir avant qu'il ne fasse nuit, car nous avions un bon bout de chemin à faire, et nous sommes revenues tout de suite à la maison. Lorsque la mère supérieure nous rencontra dans le couloir, elle me demanda: «N'êtes-vous pas encore parties, ou êtes-vous déjà de retour?» Je répondis que nous étions déjà revenues, car je ne voulais pas rentrer le soir. J'ai ôté ma pèlerine et aussitôt, je suis allée à la petite chapelle. A peine étais-je entrée que Jésus me dit: Va chez la mère supérieure, et dis-lui que tu es rentrée, non pas pour être à la maison avant le soir, mais parce que je t'ai pris ton cœur. Bien que cela m'en coûtât beaucoup, je suis allée (17) chez la supérieure et je lui ai dit avec sincérité la raison pour laquelle j'étais revenue si tôt, et j'ai demandé pardon au Seigneur pour tout ce qui Lui déplaît. Et à cet instant Jésus inonda mon âme d'une grande joie. Je compris qu'il n'y a de contentement nulle part en dehors de Dieu.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon