Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?
+ A un certain moment, alors que j'étais à la cuisine avec Sœur N.92, elle se fâcha un peu contre moi, et comme pénitence elle me fit asseoir sur la table et elle-même travaillait beaucoup, elle nettoyait, frottait, et moi je restais assise sur la table. Les sœurs venaient et s'étonnaient de me voir assise sur la table, chacune disait son mot. L'une que je suis fainéante, une autre - quelle extravagante. J'étais alors postulante. D'autres disaient - quelle sœur fera-t-elle? Néanmoins, je ne pouvais descendre, puisque la sœur m'avait ordonné, au nom de l'obéissance93 de rester assise jusqu'à ce qu'elle me dise de descendre. Vraiment Dieu seul sait combien d'actes d'abnégation je fis alors. Il me semblait brûler de honte. Souvent, Dieu Lui-même m'éprouvait de la sorte pour me façonner intérieurement, mais Il me récompensa de cette humiliation par une grande consolation. Pendant la bénédiction, je Le vis dans une grande beauté, Jésus me regarda avec bienveillance et dit: Ma fille, n'aie pas peur des souffrances, je suis avec toi.
Quand une fois, j'étais de service pendant la nuit94, la réalisation de ce tableau me faisait tant souffrir dans l'âme que je ne savais plus à quoi m'en tenir: persuasion continuelle que c'est une illusion, ou encore un prêtre a dit que peut-être, justement, Dieu veut être honoré par ce tableau et qu'il faut donc tâcher de le faire peindre. Cependant mon âme était très fatiguée. Quand je suis entrée dans la petite chapelle, j'ai approché ma tête du tabernacle, j'ai frappé (73) et j'ai dit: Jésus, vois quelles grandes difficultés me cause la réalisation de ce tableau - et j'entendis une voix venant du tabernacle: Ma fille, tes souffrances ne vont plus durer longtemps.
Un jour, je vis deux routes: l'une large, couverte de sable et de fleurs, pleine de joie, de musique et de toutes sortes de plaisirs. Les hommes passaient sur cette route dansant et s'amusant - ils arrivaient au terme sans apercevoir que c'était la fin. Or à la fin de cette route il
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P101 Premier Cahier
y avait un horrible gouffre, c'est-à-dire l'abîme infernal. Ces âmes tombaient aveuglément dans ce gouffre; comme elles marchaient, elles tombaient. Et elles étaient en si grand nombre qu'on ne pouvait les compter. Et je vis une seconde route ou plutôt un sentier, car elle était étroite, semée de ronces et de pierres, et les hommes qui avançaient sur cette route avaient les larmes aux yeux et toutes sortes de souffrances étaient leur part. Les uns tombaient sur les pierres, mais ils se relevaient aussitôt et continuaient à avancer. Au bout de la route, il y avait un magnifique jardin rempli de toutes sortes de bonheurs et toutes les âmes y entraient. Et elles oubliaient tout de suite leurs souffrances.