soeur Faustine 42

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

   Une fois il y avait une adoration chez les sœurs de la Sainte Famille95, j'y suis allée le soir avec une de nos sœurs. Dès que je suis entrée dans la petite chapelle, la présence de Dieu envahit mon âme. Je priais comme en certains moments, sans prononcer de paroles. Soudain, je vis le Seigneur qui me dit: Sache que si tu négliges la peinture de ce tableau et toute l'œuvre de la miséricorde, tu devras rendre compte, au jour du jugement, d'un grand nombre d'âmes. A ces paroles du Seigneur, une sorte de frayeur entra dans mon âme. Je n'arrivais pas à me tranquilliser. A mes oreilles sonnaient ces mots: ainsi, je ne devrai pas répondre seulement pour moi-même au jour du jugement de Dieu, mais aussi pour d'autres âmes. Ces mots se gravèrent profondément dans mon cœur. Rentrée à la maison je suis allée chez le Petit Jésus96, je suis tombée visage contre terre devant le Très Saint Sacrement et j'ai dit au Seigneur: Je ferai tout mon possible, mais je T'en supplie, sois toujours avec moi et donne-moi la force d'accomplir Ta sainte volonté, car Tu peux tout et moi je ne peux rien de moi-même.

   (74) + Il m'arrive depuis quelque temps de sentir dans mon âme quand quelqu'un prie pour moi, je le ressens aussitôt dans mon âme; et de même si une âme me demande, même sans me le dire, que je prie pour elle, je le ressens aussi dans mon âme. Je le ressens en éprouvant une certaine inquiétude, comme si quelqu'un m'appelait; quand je prie, je reçois la paix.

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P102      PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

   + A un certain moment je désirais beaucoup communier, mais j'avais un doute, et je n'y suis pas allée. J'en souffrais terriblement. Il me semblait que mon cœur éclatait de douleur. Tandis que j'étais occupée à mon travail, le cœur plein d'amertume, Jésus se trouva soudain près de moi et me dit: Ma fille, n'omets pas la sainte Communion, à moins que tu saches que tu es tombée gravement, de plus, qu'aucun doute ne t'arrête pour t'unir à moi dans mon mystère d'amour. Tes menues fautes disparaîtront dans mon amour, comme un brin de paille jeté dans un grand brasier. Sache que tu m'attristes beaucoup quand tu me délaisses dans la sainte Communion.

   + Le soir, quand je suis entrée dans la petite chapelle, j'entendis dans mon âme ces paroles: Ma fille, médite ces paroles: Entré en agonie, Il priait de façon plus instante. Lorsque j'ai commencé à réfléchir plus profondément, mon âme fut envahie par une grande lumière. J'ai reconnu qu'il nous faut beaucoup de persévérance dans la prière et que notre salut dépend souvent d'une prière bien difficile.

   + Quand j'étais à Kiekrz97 pour remplacer une des sœurs pour peu de temps98, un après-midi, j'ai traversé le jardin et je me suis arrêtée au bord du lac, pendant un long moment je restais là, pensive, méditant sur cet élément. Soudain, je vis Jésus près de moi qui me dit avec bienveillance: J'ai créé tout ceci pour toi, mon épouse, mais sache que toutes ces beautés ne sont rien comparées à ce que je t'ai préparé dans l'éternité. Mon âme fut inondée d'une si grande consolation que je restai là jusqu'au soir, et il me sembla que ce n'était qu'un moment bien court. C'était mon jour libre destiné à la retraite d'un jour99, (75) j'avais donc liberté complète de rester en prière. Oh! que Dieu est infiniment bon. Il nous poursuit de Sa bonté. Il arrive le plus souvent que le Seigneur me donne les plus grandes grâces alors que je ne m'y attends pas du tout.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon