Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
Dimanche, 28.IV. 1935.
Dimanche in albis, c'est-à-dire fête de la Miséricorde du Seigneur, clôture du Jubilé de la Rédemption. Quand nous sommes allées assister à ces cérémonies, mon cœur battait de joie, parce que ces deux fêtes sont si étroitement unies. J'ai demandé à Dieu miséricorde pour les âmes des pécheurs. Quand la cérémonie arriva à son terme et que le prêtre prit le Très Saint Sacrement pour donner la bénédiction, alors je vis Jésus exactement comme Il est représenté sur l'image. Le Seigneur accorda Sa bénédiction, et les rayons se répandirent sur le
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P189 Premier Cahier
monde entier. Soudain je vis une clarté inaccessible, qui avait la forme d'une demeure en cristal tissée de vagues d'une clarté inaccessible à toute créature, (175) à tout esprit. Trois portes mènent à cette clarté -et à ce moment, Jésus, tel qu'il est sur l'image, entra dans cette clarté -par la seconde porte, à l'intérieur de l'unité. C'est une Unité Trine, qui est inconcevable, l'infini. Alors j'entendis une voix: Cette fête est issue des entrailles de ma miséricorde et elle est confirmée dans les profondeurs de mon amour infini. Toute âme qui croit et a confiance en ma miséricorde, l'obtiendra. - Je me suis profondément réjouie de la bonté et de la grandeur de mon Dieu.
29.1V. 1935.
Le jour précédant l'exposition de cette image, je suis allée avec notre mère supérieure chez notre confesseur186. Quand on parla de l'image, il demanda qu'une des sœurs vienne l'aider à tresser des couronnes de verdure. La mère supérieure répondit que c'est Sœur Faustine qui aiderait - cela me causa beaucoup de joie; lorsque nous rentrâmes à la maison, je me suis tout de suite occupée à préparer la verdure et avec l'aide d'une élève, nous l'avons transportée, une personne qui est employée à l'église nous a aussi aidées. A sept heures du soir, tout était prêt et l'image était exposée; cependant certaines dames avaient observé que je rôdais là-bas, car je dérangeais187 sûrement plus que je n'aidais, le lendemain donc, elles ont demandé aux sœurs quelle était cette belle image et ce qu'elle signifiait. «Vous devez certainement le savoir, car hier l'une de vous ornait l'image.» Les sœurs en furent fort étonnées, car elles n'en savaient rien, chacune voulait voir l'image, et tout de suite elles me soupçonnèrent. Elles disaient: «Sœur Faustine sait certainement tout.»
Quand on a commencé à me questionner, je gardai le silence, car je ne pouvais dire la vérité. Mais mon silence augmenta leur curiosité; je redoublai de vigilance pour ne pas mentir tout en taisant la vérité, car je n'en avais pas la permission. Alors on commença à me témoigner du mécontentement, on me reprochait ouvertement (176):
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P190 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
«comment cela peut-il être que des personnes étrangères soient au courant et nous rien.» On commença à porter sur moi divers jugements. J'ai beaucoup souffert pendant trois jours, mais une étrange force emplissait mon âme. Je me suis réjouie de pouvoir souffrir pour Dieu et pour les âmes qui ont obtenu Sa miséricorde ces jours-ci. En voyant que tant d'âmes avaient obtenu la miséricorde divine ces jours-ci, je considère comme rien les peines et les souffrances, même les plus grandes, et même si elles devaient durer jusqu'à la fin du monde, car elles ont une fin, tandis que des âmes qui se sont par cela converties ont été sauvées de souffrances sans fin. Ce fut une grande joie pour moi de voir des personnes revenant à la source du bonheur, au sein de la miséricorde divine.